‹ Traitement de l'urétrite chronique par l'ionisationChapitre 8 sur 23 · DR D · texte numérisé non relu

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forme, décelant une localisation péri-urétrale, un repaire microbien, est particulièrement justifiable de l’ionisation négative.

Par contre, l’absence de gonocoques dans la sécrétion purulente ne permet pas d’affirmer que le sujet n’est pas contagieux. Le gonocoque est si tenace et si varié dans ses localisations qu’une goutte matinale d'apparence inoffensive reste suspecte. |

Les lésions d’urétrite chronique portent sur l’épithélium, le derme «et les glandes. L’épithélium urétral normal est cylindrique et stratifié. Sous l'influence de l'urétrite il perd ses caractères normaux et se transforme en épithélium parmenteux stratifié. Les cellules superficielles s’infiltrent d’éléidine, deviennent cornées comme les cellules épidermiques. L’épithélium devient alors rigide, sans souplesse, et les substances antiseptiques ont moins d’action sur lui. Plus tard, il y a sclérose du derme.

En même temps, il y a altération glandulaire. Les lacunes de Morgagni, les glandes intra-muqueuses, les glandes sous-muqueuses de Littré sont prises en plus ou moins grand nombre. La palpation de la face inférieure de la verge montre de petites tumeurs donnant l’impression de grains de plomb encastrés dans la paroi. L’urétroscope montre les orifices glandulaires soit obstrués, soit ouverts et laissant échapper une sécrétion purulente.

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