TRAITEMENTS CLASSIQUES DE L'URÉTRITE CHRONIQUE
Les lavages urétro-vésicaux au permanganate au 1/8000°, au protargol ou argyrol de 1 à 3 pour 1000 sont indiqués tant que le gonocoque persiste dans les sécrétions.
Les formes où le gonocoque est absent peuvent bénéficier des instillations de nitrate d’argent à 1/100°, ou mieux d’argyrol à 10 %. La méthode des injections de 10 cmq d’argyrol à 10 % dans l’urètre antérieur consécutives à un massage sur béniqué nous a donné personnellement un grand nombre de guérisons chez des sujets déjà traités sans succès par d’autres procédés.
On peut également pratiquer la dilatation au béniqué ou au Kollmann, pratiquer également la galvanocautérisation, les attouchements à la teinture d’iode, au nitrate d’argent sous le contrôle de l’urétroscope. Ces méthodes ont à leur actif un certain pourcentage de guérisons.
Mias il est des cas où l’urétrite chronique résiste à tout traitement, où les lésions sont trop profondes, trop anciennes pour pouvoir être atteintes par les agents thérapeutiques habituellement employés. Ces formes rebelles sont particulièrement justiciables du
traitement électrique.