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faction des tissus et une douleur très vive s'étendant à toute la jambe. Un pansement humide atténue en général ces symptômes,
La réaction générale est constante, mais variable d’intensité. Elévation de température aux environs de 38°-39°, sueurs nocturnes, céphalée, insomnie en constituent les principaux signes qui disparaissent généralement au bout de vingt-quatre à quarante-huit heures.
Exceptionnellement, on observe l'apparition de la maladie sérique avec ses manifestations habituelles, fièvre, sueurs, polyarthralgie fugace, accidents cédant facilement au salicylate de soude ou au chlorure de calcium.
À quoi attribuer ces réactions locales ? Elles sont dues probablement à la formation de bactérolysines qui s'élaborent au niveau même de l'injection et il n’y a rien d'étonnant qu'un sérum polyantitoxique, done plus agissant détermine une réaction plus violente.
Ces accidents ne constituent-ils pas une objection sérieuse à cette méthode?
En somme, ce sont des accidents que l’on observe au cours de toute sérothérapie. Ils dépendent beaucoup plus des réactions individuelles que du sérum lui-même. Les malades les supportent aisément. Devant la cédation brusque de la douleur articulaire, de la pollakiurie torturante, ils acceptent facilement cette gêne locale, passagère et sans gravité et à l'inquiétude et à la crainte du premier soir, succèdent
bien vite l’euphorie et le calme.
Si théoriquement ces réactions ne constituent pas une
objection grave à cette méthode, nous croyons cependant que
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dans la pratique elles limiteront forcément l'emploi de ce sérum.
Certains malades, en clientèle surtout, n’accepteront pas volontiers, à notre avis, un traitement qui provoque de pareilles réactions, pour une simple uréthrite, affection qu'ils considèrent malheureusement trop souvent comme bénigne et sans conséquences.
Mais au cours d’une conjonctivite grave, d’une prostatite douloureuse, d’une orchi-épididymite volumineuse, le sérum Stérian rendra les plus grands services et devant ses guérisons rapides l’appréhension et le doute que suscite toute médication nouvelle tomberont d'eux-mêmes.
Enfin, n'est-il pas permis d'espérer une atténuation de ces accidents sériques? N’a-t-on pas déjà préconisé de chauffer le sérum pendant une demi-heure à 50° pour faire disparaître les alexines qui seraient la cause de ces réactions?
Observations
OBs. (inédite) (Service du docteur Florand, Hôpital Lariboisière)
Mile M... D... femme de chambre, 24 ans, entre à la salle Bernutz, le 24 décembre 1920, pour arthrite du coude droit.
Antécédents héréditaires : père rhumatisant.
Antécédents personnels : À 23 ans, la malade à eu une pleurésie gauche qui a guéri sans ponction. Les règles sont normales. La malade ne signale pas de pertes blanches ni de troubles des voies urinaires, mais lexamen vaginal révèle l'existence d’une sécrétion jaunâtre.
L'examen du pus de l’urètre au microscope montre de la polynucléose avec gonocoques extracellulaires.
Histoire de la maladie : il y a trois semaines, douleurs débutant dans le poignet droit, puis dans le gauche et dans les genoux; les douleurs disparaissent au bout de huit jours.
Le 22 décembre dernier, reprise au poignet, coude, épaule du membre supérieur droit.
Etat actuel : La malade ne se plaint que du coude droit qui est très augmenté de volume, rouge, tendu, luisant.
La palpation est douloureuse surtout en arrière. Les tissus du bras et de l’avant-bras sont empâtés et douloureux au palper. Les mouvements actifs très limités. Les mouvements provoqués sont excessivement douloureux et arrachent des cris à la malade.
Examen du cœur. — Deuxième bruit claqué à l'aorte; souffle extra-cardiaque intermittent.
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Examen des organes génitaux. — Le cul-de-sac gauche est sensible au toucher.
Du 24 décembre 1920 au 4 janvier 1921, la malade suit le traitement au salicylate de soude à la dose de 6 grammes par jour sans aucune amélioration. La température reste aux environs de 38 pendant tout ce temps.
5 janvier 1921. Le membre supérieur droit est en impotence fonctionnelle complète : les tissus environnant la partie interne de l'articulation du coude droit sont tuméfiés, empàtés, rouges, avec des trainées de lymphangite. L’avant-bras est œdématié jusqu’au poignet. Le palper de l'articulation est toujours aussi douloureux.
Mensuration : coude droit 26 cm. 3/4; coude gauche 24 Cm.
5 janvier. On fait une injection de 22 c3 de sérum polymicrobien antigonococcique (sérum de bouc récolté le 25-9- 1919) à la cuisse gauche, une heure après une première piqûre antianaphylactique de 1 em à la poitrine.
Température le matin 237°3. Le soir 38°4.
Peu de réaction locale à l’endroit de la piqûre.
6 janvier 1921. Les tissus sont plus souples et moins empâtés..
La rougeur est disparue, le palper est très supportable. La malade peut soulever son bras et son avant-bras elle-même. Amélioration très nette de tous les symptômes. L’œdème de l’avant-bras a disparu.
7 janvier 1921. Amendement encore plus accentué de tous les symptômes.
8 janvier 1921. Deuxième piqüre de 20 c3 du même sérum.
9 janvier. L’articulation a recouvré presque tous ses mouvements; l'amélioration se maintient. Pas d’élévation de température.
10 janvier 1921. La malade a pu écrire une lettre. L'état de l'articulation est très satisfaisant. Les mouvements forcés
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seuls sont douloureux. Le coude garde encore une certaine raideur.
11 janvier 1921. La malade exécute toutes sortes de mouvements avec sa main droite. Les pertes vaginales ont totalement disparu. Troisième piqüre de 20 cm de sérum.
Mensuration : coude droit 25 cm; coude gauche 24 cm.
14 janvier 1921. Le coude droit 24 cm; coude gauche 24 Cm.
L’articulation a récupéré toutes ses fonctions, la malade peut écrire, se coiffer, etc.
15 au 19 juin. Etat général et local bon.
22 janvier. La malade sort guérie.
OBs. IT (inédite) (Service du docteur Florand, salle Rabelais)
M. Charles M.., employé de commerce, âgé de 20 ans, entre le 21 novembre 1920 pour une orchi-épididymite survenue au cours d’une blennorragie subaigué.
Antécédents héréditaires. — Néant.
Antécédents personnels. — Néant.
Histoire de la maladie. — Première uréthrite remonte au
mois de juin 1920.
IT y a un mois, le malade suivait un traitement dans un service génito-urinaire de Paris : massage de la prostate et du canal sur béniqué. Au cours de ce traitement, à la suite d’une fatigue générale, le sujet ressent le 13 novembre une douleur violente dans le testicule droit.
Cette douleur survient plusieurs fois de suite. Petit à petit, dans un laps de temps de sept jours, le testicule commence à enfler et le malade entre le 21 novembre dans la salle Rabelais. Le jour de son entrée, son testicule droit présente la forme et le volume d’un gros œuf de dinde. Il est renitent et douloureux. Pour calmer ses douleurs, le malade soutient son testicule avec un carton spécialement aménagé dans ce but, Le scrotum est rouge, luisant, distendu.
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La température est de 37°8 le matin; 38° le soir.
22 novembre. Première piqûre sous-cutanée de 15 cm à la cuisse gauche du sérum polymicrobien antigonococcique Stérian précédée une heure avant d’une injection antianaphylactique de 1 em.
Le soir, forte réaction générale et locale. Température 38°8, mais les douleurs du testicule sont déjà atténuées.
23 novembre. On constate une amélioration assez marquée dans la forme et le volume de son orchi-épididymite; la peau du scrotum est moins tendue et moins rouge.
24 novembre. Deuxième injection de 15 em° du même sérum à la cuisse droite précédée d’une piqûre antianaphylactique de 1 em° à la poitrine.
La réaction générale et locale est légèrement moins forte. Température du matin 38°3; le soir 38°5. Le malade ne souffre plus.
25 novembre. L'amélioration s’accentue. Le testicule droit est fortement diminué de volume (œuf de poule).
26 novembre. La diminution de la tuméfaction continue.
28 novembre. Troisième injection; même technique que les précédentes,
3 décembre. — Le testicule et l’épididyme atteints sont redevenus à l’état normal. La sécrétion urétrale à disparu. Le malade sort guéri.
OBs. IIT (inédite) (Service du docteur Florand Hôpital Lariboisière)
Mile Clémence F..., âgée de 21 ans, bonne à tout faire, entre à l'hôpital le 15 novembre 1920 pour polyarthrite gonococcique.
Début de la maladie, — Au mois de mars 1920, la malade s'aperçoit qu'elle a des pertes jaunâtres, Ses mictions sont
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douloureuses. Une semaine après elle présente de l’érythème de la partie supérieure des cuisses.
Le 1" juillet, c’est-à-dire quatre mois après, la malade ressent une, douleur à la hanche gauche qui dure quatre jours. Après cet incident douloureux, la malade fut bien portante jusqu’au 1* novembre 1920.
A cette date, un soir, après son travail, elle est prise d’une violente douleur au genou droit. Le lendemain, le genou enfle et en même temps la hanche gauche redevient douloureuse. La marche est impossible et la malade entre à l’hôpital Tenon où elle reste quinze jours.
Durant son séjour à l'hôpital, on lui donne du salicylate de soude qu'elle ne peut supporter et on lui fait une injection d’un sérum qui calme ses douleurs, mais la marche est encore pénible à sa sortie de l'hôpital.
A son entrée à Lariboisière, la malade présente des douleurs au niveau de toutes les articulations et spécialement dans les deux genoux. La marche et le moindre petit mouvement sont devenus impossibles.
Les deux genoux sont tuméfiés, la peau est luisante, tendue, Le genou droit présente des signes d’hydarthrose.
La jambe droite est fléchie sur la cuisse correspondante; la cuisse sur l'abdomen, l'extension est impossible à cause de la douleur. Le palper et les mouvements passifs sont également très douloureux.
La cuisse gauche est en abduction, la jambe en demiflexion.
Les articulations scapulo-humérales sont prises à leur tour et les mouvements actifs et passifs sont très douloureux.
La malade est complètement immobilisée dans son lit. L'état général n’est cependant pas très atteint. Le soir, la température monte à 37°7.
Examen génital. L'urètre laisse sourdre par la pression
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quelques gouttes de pus jaunâtre où l’on retrouve du gonocoque à l'examen microscopique.
Mensuration. Genou gauche 38 cm 2; genou droit 36 cm.
17 novembre. Première injection de 15 em dans le tissu sous-cutané de la face externe de la cuisse gauche du sérum polymicrobien antigonococcique Stérian.
18 novembre. Amélioration très marquée des deux genoux. La malade peut étendre complètement ses jambes l'hydarthrose du genou droit a disparue.
La réaction générale et locale a été très intense, la malade n'a pu dormir pendant la nuit. Les téguments au niveau de la piqûre sont rouges et infiltrés. On applique un pansement humide.
Mensuration. Genou gauche 37 em; genou droit 37.2.
20 novembre. La malade peut fléchir le genou droit; le genou gauche est encore légèrement douloureux, mais il est totalement désenflé. L'épaule gauche est moins douloureuse mais le membre supérieur droit est complètement impotent.
Deuxième piqûre du sérum Stérian à la partie supéroexterne de la hanche droite.
22 novembre. La malade descend de son lit et fait quelques pas dans la salle. L’articulation scapulo-humérale droite reste toujours douloureuse.
24 novembre. Amélioration continue des articulations des membres inférieurs. L’épaule droite est dégagée.
Troisième injection de sérum.
25 novembre. Le membre supérieur droit a retrouvé toutes ses fonctions. Les autres articulations sont indolores.
26 novembre. Etat général et local parfait, mais la marche est un peu fatigante et réveille une douleur au genou droit.
Quatrième piqûre de 14 em3 de sérum.
Mensuration. Genou gauche 36; genou droit 36.2.
5 décembre. Cinquième piqûre de 20 cm3 de sérum.
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Mensuration. Genou droit 35 em.; genou gauche 35 cm. 8 novembre. La malade sort guérie.
OBs. IV (inédite) (Service du docteur Florand, Hôpital Lariboisière)
Mlle Jeanne C.., âgée de 21 ans, employée de restaurant, entre le 21 septembre 1920 à la salle Bernutz pour polyarthrite gonococcique.
Antécédents héréditaires. — Néant.
Antécédents personnels. — Néant.
La malade affirme l’apparition brusque de pertes jaunâtres, une année avant le début de sa maladie actuelle, les pertes furent très abondantes et provoquèrent des démangeaisons et de l’érythème de Ta région vulvaire.
Etat acuel. L’articulation du genou gauche est très enflée er douloureuse à la moindre palpation. Les tissus périarticulaires du membre inférieur gauche sont œdématiés. La cuisse est en abduction, la jambe en demi-flexion.
Appareil génial. Métrite avec pertes jaunâtres abondantes. Le méat urinaire par expression de l’urètre donne issue à une goutte de pus blanchâtre qui contient des gonocoques.
L'état général est atteint : facies pâle et ictérique, anorexie, insomnie opiniâtre dès le début des douleurs. Mouvement fébrile irrégulier atteignant à 39-39°9 le soir.
La malade est complètement immobilisée dans son lit.
Le membre inférieur malade est mis dans une gouttière. On lui fait prendre des bains de lumière électrique et on fait des injections du vaccin antigonococcique Dmégon.
Le 26 septembre 1920, la malade reçoit une injection hypodermique de 1/2 cm3;
Le 29 septembre 1920, la malade reçoit une injection hypodermique de 1/2 cm3;
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Le 1* octobre 1920, la malade reçoit une injection hypodermique de 1/2 cm3;
Le 3 octobre 1920, la malade reçoit une injection hypodermique de 1/2 cm3;
Le 6 octobre 1920, la malade reçoit une injection hypodermique de 1 c3;
Le 10 octobre 1920, la malade reçoit une injection hypodermique de 1 c3;
Le 15 octobre 1920, la malade reçoit une injection hypodermique de 1 c3;
Le 16 octobre 1920, la malade reçoit une injection hypodermique de 1 e3 de mésothorium.
Le 17 octobre. — Au bout de quatre semaines de séjour à l'hôpital, les tissus du membre inférieur gauche sont moins œdématiés, les douleurs ont un peu diminué.
Le 16 octobre, la malade ressent une vive douleur au poignet gauche qui le lendemain devient le siège d’une arthropathie de même nature que celle du genou correspondant.
La douleur est intense et empêche tout mouvement du membre supérieur correspondant. L’avant bras s'œdématie.
La malade reçoit une nouvelle piqûre de 1 em? de mésothorium le 18 octobre, le 19 octobre et le 20 octobre.
21 octobre. On suspend les piqûres au mesothorium; l’état de la malade est stationnaire. Température 37 le matin 38 le soir.
27 octobre. Mensuration. Genou gauche 35 cent.; genou * droit 32 cent.; poignet gauuche 19 cent. 5; poignet droit 15 cent: $.
De temps en temps, la malade accuse des douleurs spontanées dans les deux articulations touchées. Les mouvements passifs du poignet réveillent une douleur très vive. Le palper du genou est également très douloureux.
Les tissus de la cuisse et de la jambe sont légèrement œdématiés.
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Les adducteurs de la cuisse, les muscles de l’avant-bras comme ceux de l’éminence thénar et hypothénar présentent un commencement d’atrophie.
L'état général est atteint : anorexie persistante, insomnie.
Le 27 octobre, on prescrit le traitement au sérum polymicrobien antigonococcique Stérian; une piqûre sous-cutanée de 1 em de sérum antianaphylactique à la poitrine ; une heure après 15 cm3 du même sérum sous la peau de la région rétro-trohantérienne gauche.
lempérature le soir 37°2.
28 octobre. Les douleurs spontanées des articulations ont disparu. Le palper et les mouvements passifs sont moins douloureux. Mais la malade accuse une vive douleur au niveau de la piqûre. Les tissus sont enflés et présentent un aspect écrypthémateux. La température est à 38°.
Mensuration. Poignet gauche 18 em5; poignet droit 15 em; genou gauche 35 cm5.
29 octobre. Deuxième piqûre de sérum à la cuisse droite, Le soir, la température monte à 38°. La réaction générale est intense. Appétit et sommeil nuls.
30 octobre. Température matin 39; soir 39°9.
31 octobre. Température matin 38°4; soir 37°8.
1 novembre. Troisième piqûre de 15 em dans la région sous-clavieulaire droite;le soir, élévation de température, 39°4.
Mensuration. Poignet gauche 16 em; genou gauche 35 cm.
Les 2, 3 et 4 novembre, mouvement fébrile assez marqué; état général peu amélioré.
Mensuration. Poignet gauche 15 em; genou gauche 34 em 5.
Le 6 novembre. Quatrième et dernière injection de 15 emè de sérum. Réaction générale vive; 39° le matin; 40° le soir.
Le 8 novembre, 39° matin; 39°2 le soir.
La malade peut s'asseoir au bord de son lit et lever le bras gauche,
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12 novembre. Température 38° le matin, 38° le soir.
L'état général et local est très satisfaisant, malgré le mouvement fébrile qui est causé par le sérum.
La malade descend de son lit et, soutenue, peut faire quelques pas.
11 à 15 novembre. Courant faradique sur les muscles atrophiés. La malade récupère ses forces à vue d'œil. Ses articulations sont guéries. |
Elle sort guérie le 18 novembre.
OBs. V (inédite) (Service du docteur Florand, Hôpital Lariboisière)
Mme E.. P.., feuillagiste, âgée de 47 ans, entre à l'hôpital le 11 janvier 1921 pour arthrite gonococcique du coude droit.
Début de la maladie. Il y a deux mois, la malade fut prise d’une douleur à la cheville droite avec œdème qui la faisait légèrement boiter. Au bout d’un mois et demi de différents soins locaux, la douleur disparaît, mais ce sont le genou et le coude du même côté qui enflent et obligent la malade à garder le lit; toute marche et tout mouvement sont impossibles.
Le genou guérit au bout de huit jours, mais le coude au contraire devient le siège d’un arthrite très douloureuse.
Etat actuel. L’articulation du coude droit est très augmentée de volume. On constate un empâtement des tissus de la moitié inférieure du bras et de tout l’avant-bras. Les téguments sont rouges, tendus, luisants et présentent l'aspect d'un véritable phlegmon. Le palper et les mouvements actifs et passifs sont très douloureux. Le membre supérieur droit est complètement impotent; l'articulation scapulo-humérale est également douloureuse sans présenter d’inflammation, L'état général est atteint, anorexie, insomnie,