PA, 11 D
Pas de modification de l'intelligence; l'enfant répond bien aux questions qui lui sont posées. Les organes des sens ne sont pas troublés.
La langue est bonne, légèrement blanchâtre. Abdomen souple, non douloureux, foie et rate de volume et de sensibilité parfaitement normales.
Rien à signaler aux poumons et au cœur. À signaler, cependant, ce fait de constatation évident, que le rythme respiratoire est troublé par l’atteinte du diaphragme.
L’arythmie diaphragmatique n’est que passagère et se fait à intervalles irréguliers.
Le pouls est bon, à 85. Il n'y a pas d’élévation thermique.
Les urines ne renferment pas trace d’albumine.
20 Décembre. — Injection de cérébrine à la dose de 3 cc. continuée quotidiennement les jours suivants.
27 Décembre. — Statique meilleure, mouvements très atténués ; la mère déclare trouver son enfant très améliorée.
13 Janvier 1902. — L'amélioration continue et se précise, il n'y a presque plus de mouvements. — On fait alors 5 cc. de cérébrine.
27 Janvier. — Quelques mouvements encore, surtout à l’occasion des modifications de l'état émotif : colère notamment.
On suspend la cérébrine.
Le mieux se maintient d’une façon égale et constante jusqu'au 40 mars, époque à laquelle ses parents se décident à l’emmener.
OBSERVATION XI Service du D' MONTAGNON
M... Claudie, 11 ans. — Entrée le 27 janvier 1902.
Père vivant, rhumatisant. — Mère vivante, bien portante. — Quatre enfants vivants et un mort. — Une fausse couche.
Née à terme, accouchement normal, élevée au biberon.
Premières dents et marche à neuf ans. Pas d’affections graves.
Début de l'affection actuelle, il y a trois mois, à la suite d’une frayeur, par des mouvements involontaires. Depuis quinze jours, phénornènes de prurit sur tout le corps. Jamais de manifestations rhumatismales.
A l'entrée, bon état général. Appétit conservé. La malade n’est pas encore réglée. — Elle aurait quelques vertiges qui provoqueraient la chute si la petite malade n'avait pas le temps de s'asseoir.
À l'entrée : Troubles moteurs, mouvements involontaires, arythmiques de peu d’étendue, généralisés à tout le corps, sans prédominance pour un côté. La face, toutefois, est respectée. L'attention diminue les mouvements, sans les faire disparaître complètement.
La démarche n'est pas troublée, mais la station debout ne peut être longtemps maintenue.
Pas de troubles sensitifs.
Exagération des réflexes rotuliens, persistance des autres réflexes pharyngiens et oculaires.
Pas de troubles intellectuels.
À noter cependant, depuis son entrée, quelques troubles sensitifs consistant en douleurs lancinantes, surtout marquées dans les extrémités.
Rien au cœur.
Rien aux poumons.
Adénopathie chronique cervicale.
Température : 37,2.
Urines : Pas d’albumine.
2 Février 1902. — Piqûres de cérébrine à 3 ec.
5 et 6 Février. — Pas de piqûres.
9 Février. — On reprend les piqûres.
1% Mars. — On arrête les piqûres, faute de tubes.
8 Mars. — On reprend la cérébrine à la dose quotidienne de 3 cc.
12 Mars. — On suspend la cérébrine. L'enfant ne bouge plus.
24 Mars. — Quelques mouvéments réapparaissent encore.
On reprend la cérébrine à la dose journalière de 3 cc.
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1% Avril. — On supprime les piqûres.
L'enfant sort guérie. A noter, pendant le traitement, un léger abcès qui a eu pour point de départ une égratignure faite par une. petite voisine.
Deuxième séjour
Mai 1902.— L'enfant qui, à son départ, était parfaitement guérie, revient parce que les mouvements ont réapparu. À la suite d’une frayeur, l'enfant a été reprise de mouvements involontaires. Un chien s’est précipité sur elle sa frayeur fut telle, qu'elle laissa tomber une bouteille qu’elle tenait à la main. Mais c’est le lendemain seulement que les mouvements ont réapparu. — Son état est analogue à celui qu'elle présentait lors de sa première entrée, peut-être les mouvements sont-ils un peu moins forts,
On injecte, du 16 au 21 mai, une dose journalière de 3 ce. Cette dose est élevée à 9 ce. à la date du 21 mai, jusqu'au 2 juin.
A cette date, on supprime les injections ; l'enfant ne bouge plus.