SR: A
M"° P.. présente depuis quelques jours un endolorissement de la région lombaire avec quelques crises douloureuses, irradiant vers la région inguino-pubienne.
Les mictions sont plus fréquentes qu’en temps normal.
Elle se plaint d’asthénie.
Puis, brusquement, se déclare une crise abdominale violente. Les régions lombaires sont très douloureuses à la palpation et ne permettent pas une palpation profonde.
Pendant 24 heures, phénomènes de rétention d’urine.
Les douleurs persistent 48 heures en s’atténuant et la malade présente de très nombreuses mictions douloureuses où la quantité d’urine émise est minime.
La température atteint 38°5 à l’acmé de la douleur.
Une analyse d'urine, après sondage, montra
Urines très troubles avec dépôt abondant.
Réaction acide.
Albumine : 0,05 par litre.
Cytologie : quelques cellules épithéliales vésicales, nom- -
breux polynucléaires.
Bactériologie : flore microbienne variée, abondante ; nombreux bâtonnets Gram —, caractérisés comme colibacilles.
La malade est traitée par le S.M.T. à raison de 8 comprimés par jour (1 comprimé toutes les deux heures), pendant une semaine.
On constate une amélioration progressive des signes cliniques.
Au 6° jour, il y a encore une certaine pesanteur lombaire avec zone douloureuse à la palpation.
Les urines sont encore troubles.
Au 10° jour, la malade est apyrétique. Elle urine normalement.
Les urines, dans lesquelles on retrouve un dépôt floconneux, ne présentent plus de colibacilles. Il y a quelques cellules vésicales et de rares polynucléaires.
La malade n’ayant pas été revue, on ne peut savoir quelles auront été les suites.
== Àÿ ==
M°° X... entre dans le service le 1* avril 1949 pour la 7° crise de colibacillose urinaire en moins de deux ans.
Fatiguée. Lombalgie droite. Fébricule à 38°. Cystalgies. Urines très troubles contenant de l’albumine, de nombreux colibacilles, du pus et présentant une réaction acide.
Sédimentation 78 - 108.
Anémie : 3 100 000 hématies (expliquant la grosse augmentation de la sédimentation).
Leucocytes 17 000.
Polynucléaires 84 %.
TRAITEMENT : Extraits de foie injectables.
S. M. T., 10 comprimés par jour (dose jugée nécessaire en raison du caractère chronique de l’infection et de plusieurs traitements sulfamidés antérieurs).
En huit ÿours : disparition de la fièvre et des douleurs, l’état général s’améliore.
On continue le traitement au même rythme jusqu’au 14 avril.
À cette date :
Urines claires.
Réaction acide.
Albumine = 0.
Germes = 0.
Sédimentation 15 - 28.
Hématies 3 800 000.
Leucocytes 9 000.
Polynucléaires 70 %.
En résumé, il s’agissait d’une colibacillose urinaire chronique, poussée, guérie en huit jours par le S. M.T.