INTRODUCTION
De toutes les maladies qui affectent particulièrement l’enfance, la coqueluche, point meurtrière dans son état de simplicité devient quelquefois mortelle soit par les complications qui Paccompagnent, soit par les affections qu’elle peut déterminer. Le plus souvent, cependant son rôle se borne à faire « non des victimes, mais des martyrs » et par la marche rapide de son évolution et par le temps de sa durée et enfin par la fatigue et l’affaissement dans lequel elle pionge les petits malades. Qui n’a vu, en effet, de ces enfants atteints par la cruelle maladie rester pendant des semaines et des mois sans amélioration aucune, malgré les traitements les plus énergiques. Est-ce à dire que la thérapeutique de cette affection nous est inconnue ? Non. Car les traitements sont aussi nombreux qu’inefficaces. « On peut faire mourir le malade atteint de coqueluche avant le terme de sa maladie, mais le quérir, jamais, dit Frank ». Faut-il aller jusque-là et s’arréter à une opinion aussi décourageante ? Pour notre part nous ne le croyons pas, et, si on ne peut intervenir efficacement, on peut tout au moins abréger la durée et dimi-
nuer l'intensité de la maladie. C’est à cette tâche que
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nous nous sommes tout particulièrement attachés ; et puisque nous ne pouvons guérir d’emblée par un médicament spécifique les petits malades qui se convulsionnent dans les spasmes des quintes, appliquons-nous à les secourir soit en diminuant la durée, l’intensité de la maladie, soit en leur en évitant les terribles complications.
Ce sera le but de notre traitement « par les inhalations d'oxygène chargées de vapeurs médicamenteuses ».
Après avoir passé en revue les divers traitements employés jusqu’à nos jours, nous exposerons le but et l’action des inhalations médicamenteuses d'oxygène, la méthode du traitement et nous terminerons en citant les nombreuses observations que nous avons pu recueillir à
appui de notre travail.