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et spasmodique de la maladie. Mais depuis, la coqueluche reconnue ou plutôt soupçonnée de nature parasitaire, on chercha à atteindre le germe pathogène à l’aide de substances antiseptiques directement introduites. A cet effet furent tour à tour essayées les pulvérisations, les
insufflations -et les inhalations.
En 1832, Justi au Congrès de Londres, publiait les: résultats qu'il avait obtenus dans la coqueluche par les insufflations intra-nasales de poudre de quinine et de salicylate de soude. Michaël s’est fait le défenseur de cette méthode, et a essayé différentes poudres antiseptiques : les plus efficaces d’après lui seraient les poudres de qui-
nine et de benjoin.
Dans sa thèse, Barbot (Paris 1887-1888) a fait une étude des insufflations intra nasales de poudres antiseptiques. Pour lui cette médication est rationnelle etdit avec Hack, « que la coqueluche est une névrose réflexe dont le point . de départ serait lirritation de la muqueuse nasale par un microbe ».
Les pulvérisations ont été surtout employées en Alle-
magne avec pulvérisateurs à la vapeur.
Diverses formules sont usitées : Gerhardt et Burchard emploientune solution d’acide phénique, à 1,50 d’acide phénique pour 100 d’eau. Tharner la donne au 100° et, même au 50°. Davezac, de Bordeaux fait séjourner les malades dans une athmosphère saturée d’eau phéniquée. C’est déjà là le traitement par inhalations, et les antiseptiques font seuls les frais de cette médication. Heldebrandt donne aux
* coquelucheux des inhalations de pétrole, puis de salicy-
late de soude au 10°, l’essence de thym, l’eau térébenthinée.
Le Groux, à l'hôpital Trousseau préccnise la térébenthine et l’applique d’une manière originale. Des compresses imbibées de térébenthine sont dressées en forme de séchoir au-dessus du lit du malade et renouvelées plusieurs fois par jour. :
l'acide sulfureux a donné quelques résultats. On fait brüler sur une assiette 20 à 50 grammes de poudre de soufre dans une chambre bien close. On ouvre 5 minutes et on fait passer la nuit au malade dans cette salle imprégnée d’acide sulfureux.
Mais les premiers essais d’inhalation furent faits à l’atmosphère gazeuse des salles d'épuration des usines à gaz. C’est un remède fréquemment employé par le vulgaire.
Mentionnons en dernier lieu les inhalations d’éther, de chloroforme et d'oxygène qui furent faites, quant à ces dernières, depuis quelques années seulement.
Nous ne pouvons terminer cette longue liste thérapeutique sans signaler les essais qui ont été faits en Italie sur le traitement de la coqueluche par vaccination. On a prétendu que cette vaccination atténuait notablement les quintes et abrégeait la durée de la maladie (Pestalozza, Pesa, Celli, Bolognini, (la Pédiatria, mars 1895, article de Pesa).Ce serait d’après plusieurs auteursuneinauguration plutôt défectueus® et entraînant des conséquences fâcheuses
Enfin, Roger, dans « les applications de sérum sanguin au traitement des maladies (congrès de Nancy 1896, rapporte que Kelaïatès préconise les injections de séramanti-coquelucheux. Maïs de cette méthode nouvelle, nous attendons encore les effets. |
Le traitement que nous proposons est un traitement nouveau, Basé sur ce fait même que la coqueluche est une maladie infectieuse et spasmodique nous voulons essayer d’agir et sur l’élément pathogène, ce sera le rôle des antiseptiques et sur l’élément spasmodique, ce sera le rôle des vapeurs médicamenteuses de bromoforme, de bromure de camphre et d’eau de laurier cerise.
Nous croyons, en effet, que ces vapeurs. médicamenteuses agissent sur la muqueuse de l'appareil respiratoire et se laissent absorber par elle.
Mais est-il vrai que la muqueuse pulmonaire est faculté d'absorption? Magendie en 1836 avait entrevu la question et concluait à l’affirmative. Depuis cette époque et de nos jours, le professeur Richet a repris les mêmes données et à l’agpui de sa théorie apporte une série d’expériences, En 1897 dans une séance de la Société biologique cet auteur relatait les expériences faites par lui sur de jeunes chiens : « Nous avons essayé à cet effet, dit-il,
les injections soit de bichlorure soit d’iode.