CONCLUSIONS
Le malade atteint de coxalgie doit être mis en traitement sans délai.
Dans la période de début, on aura recours soit à l'extension continue, soit à la fixation dans un grand appareil plätré.
S'il n’existe pas de déviation du membre malade, extension continue sera la méthode de choix. En proportionnant le poids à la résistance du sujet, en l’augmentant suivant le degré de contracture musculaire, on obtiendra un écartement suffisant des surfaces articulaires pour faire obstacle à l’ulcération compressive.
En cas de déviation, on devra recourir au redressement manuel, de préférence, pendant lanesthésie chloroformique, et on immobilisera le membre malade soit temporairement, soit jusqu’à guérison, en renouvelant Pappareil suivant les besoins.
Dans les cas d’ankylose, le médecin devra se rendre compte de la nature de l’immobilisation, il aura pour cela recours à l'examen pendant la narcose chloroformique et, s’il constate un certain degré de mobilité, il
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devra mettre à profit cette condition pour favoriser le retour à la direction normale, soit en une seule séance, soit par redressement progressif.
En cas d’ankylose osseuse, le chirurgien agira toujours sagement en temporisant et en donnant la préférence au redressement chirurgical par ostéotomie.
L’ostéoclasie est un procédé moins sûr que lostéotomie et, avee les procédés chirurgicaux actuels : aseptie et antiseptie, on n’a point à redouter les craintes d'infections. Dans certains cas, il faudra tenir compte des conditions sociales du malade pour intervenir ou pour s'abstenir de toute opération.
Dans les cas où la coxalgie est compliquée à la fois d’abcès, de séquestres, de luxation pathologique, et quand l'état général du malade s'aggrave de jour en jour, on recourra utilement à la résection.
Chez les sujets cachectisés, atteints de dégénérescence amyloïde des reins, du foie, ou de dégénérescences tuberculeuses avancées des organes respiratoires, on devra complètement s'abstenir. Chez les coxalgiques atteints d'abcès par congestion, la médication devra souvent être expectante, sauf dans les cas où les abcès siégeant sous la peau menaceront de s'ouvrir spontanément. Dans de pareilles cireonstances, on recourra d’abord à la ponction, suivie d'injection d'’éther iodoformé, on renouvellera au besoin cette médication et, dans les cas seulement où les abcès menaceront de s’ouvrir après une ou plusieurs ponctions, on les incisera largement pour enlever la membrane tuberculeuse
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