‹ Traitement de la fièvre typhoïdeChapitre 10 sur 62 · HYGIÈNE GÉNÉRALE DU TYPUIQUE · texte numérisé non relu

HYGIÈNE GÉNÉRALE DU TYPUIQUE

vera de bien-être, plus rares seront les complications pulmonaires. Les malades ont besoin de boissons. Quelles sont celles qu'il faut Boissons, surtout donner aux typhiques? Quelle est la quantité minima qu'ils doivent prendre? Cette quantité ne devra jamais être inférieure à Quantité

'■ miaima.

trois litres; pour peu que le malade y consente, il sera bon de dépasser d'un litre ou deux cette mesure, durant les périodes très fébriles. Le lait, les limonades peu sucrées, choix des

liquides.

l'eau pure, quelques eaux faiblement mméralisées, telles sont les boissons que la plupart des typhiques acceptent volontiers.

Certains d'entre eux — les hommes en particulier — éprouvent quelquefois une vive intolérance pour le

répugnance pour le lait : en ce cas on sera au- lait.

torisé à masquer son goût en le parfumant

avec du kirsch, du cognac, une goutte de café, Moyen deia

combattre.

de thé ; on n'oubliera pas que le lait doit toujours être donné en petite quantité à la fois,

une gorgée chaque quart d'heure, et qu'ha- Petites doses.

bituellement il est mieux toléré cru que cuit.

Si le lait est refusé, donnez du bouillon de Bouillons.

veau, de poulet, très léger. Enfin, en présence de

dégoûts insurmontables, ayez recours à l'eau, exclusivement donnée très froide, et en grande Képhir, quantité, ou encore au képhir (lait fermenté).

Ce qui importe c'est Ja quantité d'eau à ingérer, c'est d'elle que dépend ce lavage des tissus si impérieusement réclamé, grâce auquel l'élimination des produits toxiques va se Nécessité faire par tous les émonctoires et en particutb^ondruuîs* lier par la voie rénale. Alb. Robin, qui durant de longues années a fait son étude de prédilection, de cette questio q, a prouvé avec de nombreux auteurs (Debove) « que l'ingestion de grandes quantités de liquides, en même temps qu'elle fournit un dissolvant aux déchets organiques et qu'elle assure leur élimination, favorise la dépuration arganique et accroît les oxydations sans augmenter la désintégration élémentaire'. »

C'est donc une indication capitale à remplir, à laquelle le médecin ne doit sons aucun prétexte se soustraire; car, je ne saurais assez

1. Leçons de Clinique et de Thérapeutique médicales, par Alb. Robin, recueillies par Juliel Renoy. l vol., 1887, Masson, p. 126.

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