‹ Traitement de la fièvre typhoïdeChapitre 30 sur 62 · LAVEMENTS FROIDS · texte numérisé non relu

LAVEMENTS FROIDS

C'est Foltz, de Lyon, qui, en 1878, les proposa comme méthode de traitement. Ce médecin faisait donner toutes les 2 ou 4 heures,

Procédé iusufttsaut et accessoire.

suivant la gravité des cas, un grand lavement (1 litre d'eau froide de 10 à IS"). Mais il a reconnu lui-môme son procédé insuffisant dans les fièvres intenses et n'a pas hésité à lui associer les bains froids. Avec Tripier et Bouveret je crois que « le lavement froid peut prendre place parmi les procédés accessoires de la médication réfrigérante ». Au point de vue général il est insuffisant. Localement, administré matin et soir, il combat bien la constipation qu'on voit si souvent s'établir chez les malades baignés dès la fin du second septénaire; enfin il aurait, au dire de certains, une action marquée sur les néphrites. Sous le nom un peu pompeux de bain interne, E. Forest, in New-York med. Record, 1891, a étudié l'antique lavement de nos pères. L'auteur américain, voulant apprécier la valeur des grands lavements froids, a fait des expériences sur un jeune homme atteint d'une néphrite aiguë. La quantité d'urine rendue par ce malade de 9 heures du matin à 9 heures du soir était de 660 grammes, avec un poids spécifique de 1016 ; dans une série de quatre

lavements chauds (43"), il vit la quantité s'élever au-dessus do 1600 grammes, tandis qu'elle s'abaissait à GOO grammes quand le grand lavement chaud n'était pas donné. Forest conclut que les injections d'eau froide ne produisent pas des effets diurétiques aussi énergiques. Il est possible que l'assertion du confrère américain soit juste en ce qui touche les lavements chauds dans les néphrites ; mais où elles sont complètement erronées, c'est lorsqu'il tente de les appliquer au traitement de la fièvre typhoïde. Nous verrons dans les chapitres suivants qu'il n'est aucune médication qui soit aussi diurétique que le bain froid.

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