‹ Traitement de la fièvre typhoïdeChapitre 32 sur 62 · BAINS TIEDES · texte numérisé non relu

BAINS TIEDES

Ces bains ont depuis longtemps joui d'une bonne réputation auprès des médecins. Il est

facile, d'en donner la raison, ils sont moins désagréables que le bain froid; mais il ne faudrait pas s'imaginer cependant que les typhiques y trouvent un plaisir. Plonger un individu ayant une chaleur fébrile de 40" dans un bain tiède (30' étant la température habituelle), c'est encore lui donner la sensation d'un froid assez intense, ce dont on peut fournir la preuve par l'éclosion du frisson qui ne se montre en général que 25 à 30 minutes après l'entrée au bain. Les objections oigccUons. qu'il convient d'élever contre cette méthode sont : r qu'elle supprime le choc de l'eau froide, si souvent utile; 2° qu'elle abaisse peu et pour un court laps de temps la température : c'est du moins ce qui résulte des recherches de Liebermeister, qui a démontré qu'un bain froid soustrait 4 à 5 fois plus de calories da7îs un même temps qu'un bain tiède.

Pour conclure je dirai que le bain tiède est un procédé timide de balnéation, qui ne PiocMé

. - de réfrigci-

trouve que de rares applications chez les ration inpusillanimes, les enfants, ou encore les ma- "^^'p'"*-

12i TRAITEMENT HK LA I-MËVRE TYPHOÏDE.

Moyen do transition.

Méthode do Riess.

Très bons résultats.

Difficultés.

lades pour lesquels on redoute le choc de l'eau froide.

On ne doit donc à mes yeux en user que comme d'un moyen de transition, destiné à accoutumer le fébricitant à la réfrigération. Tel cependant n'a pas été l'avis des médecins qui, comme Riess, ont élevé le bain tiède à la hauteur d'une médication systématique. Il est bon d'ajouter que, pour l'auteur allemand, le bain tiède devient une immersion quasi continue, puisque les malades restent plongés durant des heures dans l'eau à 31°, d'où ils ne sont retirés que lorsque la température axillaire marque 37". Les résultats ont été excellents : sur malades traités par Riess et Afanassjew, 3 seulement sont morts ; c'est donc là un procédé à retenir. Je ferai remarquer quelle surveillance il réclame, quelle provision d'eau chaude il exige pour maintenir à une température constante des bains d'une pareille durée. Ce sont là des objections importantes et qui s'opposent à ce que la méthode de Riess se vulgarise. D'ailleurs, au dire de F. Glériard, les bains chauds prolongés de Riess sont aussi

MÉDICATION IIYDROTIIÉRAPIQUE. 125

abandonnés que son acide salicyliquc, jadis prescrit par ordonnance du Conseil de santé dans tous les hôpitaux militaires allemands'.

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