‹ Traitement de la fièvre typhoïdeChapitre 43 sur 62 · RÉSULTATS CLINIQUES · texte numérisé non relu

RÉSULTATS CLINIQUES

Le bain froid systématique donne-t-il de meilleurs résultats que les autres modes de traitement? Est-ce ajuste titre que ses partisans le prônent? Quelles raisons font-ils valoir?

D'abord ils donnent des faits, puis des th'éories. Ces dernières nous retiendront peu, tandis Statistiques, que les statistiques nous arrêteront, quoique

Leurs I 1 !• 1

valeurs, ce soit uue mode de dire beaucoup de mal d'elles. Outre que cela est très facile, c'est un procédé commode pour contester des résultats qu'on ne veut pas admettre. Donc Objections dire que toute statistique est un « procédé

et critiques. • i i •

grossier de discussion », nécessairement entaché d'erreur, alors même que la bonne foi et la méthode ont présidé à son établissement; répéter que la statistique « est bonne fille et se livre à qui sait la prendre », tout cela sont de pauvres arguments inutiles à réfuter. Cette La statis- statistiquc dont on médit si fort n'en a pas ^XL^dinX nioins prouvé, d'évidente façon, que la mornution do la j-g^jj^^ tvphiquc a baissé de moitié environ de-

mortalite ty- J t ^

phique. puis vingt aus ; c'est elle encore qui, malgré les clameurs des retardataires, a démontré que, grâce à l'antisepsie, la mortalité des opérés a baissé aussi dans des proportions inconnues ; enfin c'est cette même statistique tant décriée qui prouve d'année en année que le traitement antirabique de Pasteur,

si exti-caordinairement attaqué, vaut ce qu'il

promettait. Si nous voulons donc conclure

de l'étude qui précède quelle est la meilleure

méthode thérapeutique, c'est à la statistique

que nous nous adresserons; et J'ai bon espoir

que le lecteur impartial ne verra pas dans

les résultats « l'art de torturer les chiffres

et de faire dire aux statistiques ce que l'on

veut », mais tout uniment ce qui découle d'un

examen logique et sérieux. Pour parler de

ce aui m'est personnel, de ce qui a été fait à statistique

. . personnelle.

Paris, par conséquent vu et contrôlé, en cmq Siiis, sur plus de deux cents c«^, dans les hôpitaux les plus divers, en n'élaguant aucun cas malheureux, in extremis , par conséquent en chargeant ma statistique de morts, qu'aucune . méthode n'aurait évitées, puisque les malades ne pouvaient être traités , mourant le lendemain, quand ce n'était pas le jour même de leur entrée; en admettant résolument ces hasards, je n'ai qu'une mortalité de 8 p. 100' . Or les autres méthodes donnent — les

1. Depuis juiUet 1887 à juillet 1892, soit en 5 années, j'ai traité dans les hôpitaux de la Pitié, Laënncc, Lariboisièrc,

chiffres de Merklen le prouvent — au moins 14 p. JOO.

Si on trouve ces chiffres trop restreints, Statistique voici la statistiquc de Liebermcister qui porte

do Liebermeister.

sur un nombre de faits considérable et montre que, suivant que le traitement de Brand est appliqué ou mitigé ou abandonné, les résultats varient.

Malades. Morts.

Avant ... 1 718 469 27 p. 100. Mixte ... 982 159 16,2 —

Pur Brand. 1 483 130 8,8 —

Que dire d'adversaires qui, comme Lereboullet, se sont ingéniés à présenter des arguments — si ce sont des arguments! — pour prouver que la mortalité par le Brand « était identique, voire même supérieure à celle de nos hôpitaux parisiens »? A moins que ce ne soit, comme le dit spirituellement Glénard, « pour vanter contre la fièvre typhoïde les cataplasmes sinapisés, les applications d'ouate hydrophile, bien imbibée d'essence^ de téré-

Ncckcr, Charité, Maison Dubois, etc., 227 malades, 18 morts; soit une mortalité de 7,92 p. 100.

benthine, ou encore les grands lavements froids d'infusion de camomille' ». On comprendra facilement que je n'aie pas cru devoir consacrer un paragraphe spécial à cette méthode de traitement, qui appartient sans nul doute à l'expectation travestie. A Lyon, comme à Munich, comme à Stettin, il est démontré depuis longtemps que le taux de la mortalité va baissant toujours, et que dans l'armée bavaroise en particulier la mortalité atteint des degrés incroyables, dérisoires, moins de 1 p. 100. Les documents statistiques sur ce point sont si nombreux qu'il me paraît inutile de reproduire ceux que Glénard, Tripier

et Bouveret , Mollière ^ , toute l'Ecole de Lyon ont fournis. Si je n'en donne pas la nomenclature non plus que les résultats de

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