PÉRITONITE PARTIELLE ET TOTALE
h2i perforation si rapidement suivie de péritonite généralisée commande le repos absolu: c'est dire qu'à la moindre menace les bains doivent être suspendus, tout le monde est d'accord sur ce point. La glace intus et extra^ l'opium à larges doses fractionnées (10 à 1 5 centigrammes dans les vingt-quatre heures) , quelquefois la morphine en injections, voilà les armes dont nousdisposons. Si la péritonite est généralisée, la mort à bref délai est de règle ; si, au contraire, l'infection de la séreuse est limitée, la guérison est possible. C'est devant la gravité terrible de cette complication, notre impuissance à la combattre, qu'on a vu quelques médecins proposer à des chirurgiens hardis une intervention. La laparotomie entreprise dans de pareilles conditions est certainement une opération qui répugnera longtemps à notre esprit. Notre éducation, à nous médecins, n'est pas faite sur ce point; j'assure que, pour ma part, je n'ai pas encore osé con-
voqucr un chirurgien en pareille occurrence. Mais est-ce la vraie conduite? A l'étranger, la toilette du péritoine pratiquée dans un cas semblable a donné un succès. Ne voyons-nous pas l'intervention opératoire pratiquée dans les perforations de l'appendice donner des résultats sérieux? Donc, sans recommander la laparotomie, je dis qu'il y a lieu à songer à elle, et que, dans ce cas, il faut qu'elle soit pratiquée de suite dès que le diagnostic est assuré.
DE l'appareil circulatoire
Hémorragie. — Senator donne le S. N. de bismuth à la dose de 0,30 à 0,50 centigr., de 2 en .2 heures. F. Glénard a dit avec raison : « S'il s'agit ou d'une hémorragie capillaire ou de la rupture d'un vaisseau plus important, la température reste élevée dans le premier cas, s'abaisse dans le second. C'est la température qui doit guider sur la conduite à tenir. »
Quand il y a ou hémorragie et que la température reste au-dessus de 39% le bain froid habituel sera continué. Si la température baisse, repos absolu, vessies de glace sur l'abdomen, injections d'ergotine, administration du perchlorure de fer, de faibles doses d'opium, suspension d'aliments et des boissons. En cas d'hémorragie énorme, tenter la transfusion.