‹ Traitement de la fièvre typhoïdeChapitre 49 sur 62 · TRAITEMENT DES TROUBLES DU SYSTÈME NERVEUX ET DES COMPLICATIONS · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES TROUBLES DU SYSTÈME NERVEUX ET DES COMPLICATIONS

Céphalée. — Le plus puissant moyen est le froid (voyez Bains) ; si l'on n'y a pas recours, les applications froides (compresses) en permanence. Quant aux révulsions (sinapismes), aux déplétions (sangsues , ventouses scarifiées) , ce sont là des procédés dont il sera bon de se garder.

Insomnie. — Symptôme tenace et grave. Le médecin doit savoir combattre le défaut de sommeil qui marque constamment le début de la maladie. J'ai vu employer tous les narco-

tiques (opium, chloral, haschich,sulfonal), j'ai vu prescrire les associations les plus variées : jamais le sommeil réparateur n'a été obtenii par ces moyens. Je ne saurais donc trop m'élever contre leur emploi, et cela d'autant plus fortement que je les sais communément employés, alors que la pratique du bain fait cesser en quelques heures , au plus en un jour ou deux, les insomnies les plus persistantes.

Alaxie. — A l'heure actuelle, il existe peu de médecins capables de refuser les bienfaits de l'hydrothérapie aux formes ataxiques. J'ai dit, en étudiant la médication réfrigérante, que c'était surtout dans ces formes délirantes que l'affusion très froide et prolongée avait toute son intensité d'action : on y aura donc recours sans hésitation jusqu'au moment où, les symptômes nerveux étant rainenés aux proportions habituelles, on pourra revenir à la médication réfrigérante habituelle.

Le musc, la valériane, le camphre ont été jadis en grande faveur dans ces formes ataxiques, et certains praticiens les emploient

encore. Leur saveur très désagréable les fait fréquemment administrer par lavoierectale,et j'emprunte à G. de Mussy la formule d'un lavement dont il dit avoir retiré d'excellents effets :

Infusé de valériane. .... 100 grammes.

Assa fœtida *

Musc SO centigr. à . 1 —

Camphre. 50 centigr. .

Mucilage de gomme 3- s.

Achjnamie. — Je serai bref sur les moyens à mettre en œuvre, ayant traité avec les développements nécessaires la technique à suivre en ces cas. (Voy. Traitement des fièvres typhoïdes compliquées.) La médication alcoolique, stimulante et intense, par les affusions, la réfrigération continue, enfin j'ajouterai l'alimentation forcée par le gavage : voilà les principaux moyens. J'ai pour ma part guéri quelques malades si fortement adynamisés qu'ils n'avaient plus le réflexe pharyngien, et cela en les alimentant par la sonde, jusqu'au moment où, tirés de leur torpeur par les bains, ils pouvaient être traités par les moyens simples.

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