PROPHYLAXIE
reste encore bien des réformes à entreprendre. Qui de nous ayant passé par l'armée ne sait quelle sordide saleté est le lot de la plupart de ces militaires si reluisants à l'extérieur ? A-t-on songé à exiger d'eux cette netteté corporelle qu'on réclame pour leurs habits? Et nos enfants, enfermés dans ces lycées empuantis, oii les soins les plus vulgaires de toilette sont interdits, par cela seul qu'il est impossible d'y satisfaire, les lavabos, l'eau, n'existant pas plus pour la propreté du corps que pour la propreté des water-closets? Le médecin n'oubliera pas qu'en temps d'épidémie, toutes les conditions qui mettent l'individu dans des conditions d'infériorité physique doivent être évitées. Le surmenage sous toutQs ses formes, intellectuel ou physique, doit être défendu; l'alimentation sera plus exactement surveillée, et au premier rang il convient de mettre les boissons, car c'est un des faits les mieux avérés aujourd'hui que le contage a pour habitat trop fréquent l'eau. Cette notion primordiale étant tombée pour ainsi dire dans le domaine commun, je ne m'y arrêterai pas, sous peine de sortir du
cadre que je me suis tracé tout en appelant l'attention de tous les médecins sur l'importance capitale de ces notions d'hygiène préventive. La prophylaxie doit rendre inutile la thérapeutique.