ACTION DU 606 DANS LES LEUCOPLASIES ANCIENNES
. Le malade de l'observation IL est syphilitique : depuis vingt-sept ans. Sa leucoplasie date de six années.
. Chez lui nous sommes en présence d'une leucoplasie en carapace au niveau de la langue et dela lèvre inférieure. Il existe même une saillie hyperkératosique au niveau de la langue.
A la face interne de la joue gauche il existe de la leucoplasie bridée linéaire. On trouve la même lésion du côté droit mais plus minime.
Unesemaine après une injection intra-musculaire de 53 centigrammes les lésions ont diminué de moitié en épaisseur et en surface. Au point de vue fonctionnel la langue est devenue plus souple. Les deux injections suivantes intra-veineuses de 40 centigrammes faites dans le courant du mois augmentent vraisemblablement l’amélioration puisque le malade à sa dernière visite dit que «son mal diminue tous les jours ».
Le malade de l'observation Vest syphilitique depuis
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trentre-huit ans. Sa leucoplasie est ancienne de quinze mois. Ce malade présente une leucoplasie linguale. Il a de plus de la lencoplasie péri-ulcéreuse
à la face interne des joues et des ulcérations com-
missurales en voie de cicatrisation des deux côtés.
Quatre jours après une injection intra-veineuse
de 30 centigrammes il y aune grande amélioration dans sa leucoplasie : les ulcérations sont cicatrisées.
Dix jours après une seconde injection intra-musculaire de 60 centigrammes il y a encore progrés daus
l’amélioration.Une troisième injection intra-veineuse .
pratiquée cinq jours plus tard n’amène plus de résultat appréciable. Le malade dit cependant le mois suivant que celà à plutôt diminué. Deux mois après la dernière injection il n’y a plus d’atteint que le bord droit de la langue qui demeure stationnaire.
Il y a vingt et un mois que le malade de l’observation VI a contracté la syphilis. Il aurait de la glossite depuis dix-neuf mois. Nous ignorons si la leucoplasie qui accompagne cette glossite remonte à la même époque et nous rangeons son observation parmi les leucoplasies anciennes. Nous sommes ici en présence d'une leucoplasie opalescente avec sillons et ulcérations au niveau de la langue.
Quatre jours après une première injection intraveineuse de 30 centigrammes les ulcérations se cicatrisent. À dater d’une deuxième injection intramusculaire de 60 centigrammes la leucoplasie est en voie de diminution. Quinze jours plus tard le malade
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pent mangeret fumer. Dans lc courant du mois on ne relève plus que quelques traces de leucoplasie cicatricielle. Quatre mois après le traitement, la guérison ést complète. /
Nous pensons pouvoir ranger l'observation IX parmi les cas anciens. Il s’agit d’une leucoplasie en nappe qui occupe toute la face dorsale de la langue. Nous n'avons pas de renseignements sur l’ ancienneté de la syphilis. ;
Une injection intra-veineuse de 30 centigrammes amène un peu d'amélioration en l’espace d’une semaine.
Quinze jours après la seconde injection intraveineuse de 40 centigrammes l'amélioration est considérable. Deux mois et demi plus tard la guérison est presque complète. Dans la suite il est fait de fortes doses de 606 pour les phénomènes de labyrinthite que présente celte malade et l'on.
remarque une légère ulcération avec un peu de leu-
coplasie à la périphérie sur le bord gauche de la. langue.
L'observation XI où vraisemblablement il s’agit de leucoplasie ancienne fait, comme nous l’avons dit plus haut, l’objet d’un chapitre spécial.
Nous pouvons ranger le malade de l’observation XIII parmi les leucoplasies anciennes. La syphilis date de sept ans. Il présente de la leucoplasie eicatricielle opaline à la face dorsale de la langue. Il a de la leucoplasie quadrillée jugale et des ulcérations
aux commissures labiales.
Trois jours après une injection intra-veineuse de 30 centigrammes, les ulcérations des commissures labiales commencent à se cicatriser. L'amélioration continue après une deuxième injection de 40 centigrammes. Une autre injection de 50 centigrammes . amène, trois semaines après le début du traitement,
un élat plus lisse des surfaces leucoplasiques. Après une dernière injection de 50 centigrammes, deux mois à peine ‘après le début du traitement, l’observation ne fait mention que de lésions très légères aux commissures.
L'observation XIV ne signale pas la date de la
contamination syphilitique. C’est une leucoplasie ‘ ancienne, lisse en nappe à la face dorsale de la langue ; un petitnoyau plus blanc surmonte les parties voisines du côté droit.
Une semaine après une injection intra-veineuse de 30 centigrammes Ja leucoplasie diffuse s’efface et le noyau s’affaisse.
La leucoplasie demeure stationnaire après deux nouvelles injections l’une de 40, l’autre de 50 centigrammes pratiquées dans le courant du mois. Dans la suite, des applications de radium sont impuissantes devant la leucoplasie: résiduelle sur laquelle l’arseno-benzol n’a pas agi.
Moins complets que pour les cas récents, les résultats thérapeutiques dûs àl’arseno-benzol dans le traitement des vieilles leucoplasies sont encourageants. Presque toujours elles en retirent profit. Comme pour les leucoplasies jeunes nous y voyons dispa-
es