‹ Traitement de la leucoplasie par le 606Chapitre 22 sur 29 · ES TRE AE · texte numérisé non relu

ES TRE AE

* 4 te

trace de leucoplasie a disparu à une semaine de distance. L'observation ne permet pas de préciser de quelle variété de leucoplasie il s'agissait. Le malade

revu neuf mois plus tard ne présente pas de leuco-

plasie. La guérison s’est donc maintenue.

Dans l'observation VIII comme dans la précé-

dente nous voyons un leucoplasique dont la syphilis est récente ; elle-date de sept mois. Il présente de la

leucoplasie dorsale de la langue en ilots: sur les côtés la leucoplasie est lisse et en nappe ; sur le bord gauche de la langue on remarque une ulcération. Il

y a également de la leucoplasie au plancher de la

bouche. LE Une semaine après une injection intra-veineuse de 40 centigrammes, nous voyons les îlots de leucopla-

sie disparaitre aux deux tiers. La seconde injection

intra-veineuse de 40 centigrammes, fait rétrocéder en huit jours la leucoplasie en nappe pour une grande partie. Unetroisième injeetion de 50 centigrammes

nous conduit à une guérison presque complète de la.

leucoplasie, moins. d’un mois après le début du traitement. A cette date on fait une dernière injection intra-veineuse de 50 centigrammes et deux mois après le début du traitement par le 606, l’observation ne signale plus que quelques vagues iraces opalines de leucoplasie sur les faces latérales de la langue.

. L'observation X nous met en présence d’un malade syphilitique depuis vingt et un ans. Il présente de la leucoplasie qui existe depuis trois mois

56e environ d’après l'observation. C’est une leucoplasie linguale en îlots et en cercles avec sillons puisque comme l'écrit le malade « sa langue se casse ».

À la suite d’une première injection intra-veineuse de 30 centigrammes on note, six jours après, une amélioration sensible. Un total de 1 gr. 40 de 606 injecté, soit dans les veines, soit dans les muscles, ne laisse plus persister qu’une petite tache blanche à la pointe de la langue moins d’un mois après le début du traitement. Le malade avouc que sa langue est moins sensible. Deux mois après le début, du traitement le malade ayant encore reçu quatre doses intra-veineuses pour ses autres accidents, il n’est plus du tout question de leucoplasie.

L'observation XII nous laisse ignorer la date de la contaminalion. La leucoplasie qui n’est pas décrite dans l'observation peut vraisemblablement prendre place parmi les leucoplasies récentes. D'une part l’âge du malade, d'autre part le mode de réaction de ses lésions leucoplasiques à l’arseno-benzol, ainsi que nous le verrons tout à l'heure, nous permettent ce classement.

En l’espace d’un mois, le malade reçoit en injections intra-veineuses un total de r gr. 80 de 606. Deux mois plus tard, l'observation signale une disparition presque complète de la leucoplasie. Il ne subsiste plus qu’un peu de leucoplasie péri-ulcéreuse ou en cercle, Le mois suivant l’état demeure sensiblement le même. Une nouvelle série d’injections, 1 gr. 90 en quatre fois, amène ‘la guérison presque

PTE

ee Ori

entière. En fin d’observation cependant nous voyons noter une légère réapparition de la leucoplasie. Le malade de l'observation XV est syphilitique depuis onze ans. Nous ignorons depuis quelle époque exactement il a de la leucoplasie. Il est tout à fait & probable que c’est de date récente. C'est en effet une leucoplasie légère des joues et des lèvres. Une semaine après une injection intra-veineuse de o gr. 30 on note une diminution de moitié.

Avec l’observation XVI qui nous est personnelle, nous sommes en présence d’une syphilis datant de dix ans. }

La leucoplasie assez récente a commencé il y a sept mois. Cette leucoplasie très intense à la face dorsale de la langue, est mamelonnée et présente des sillons. Il y a des ilots de leucoplasie opaline et des ulcérations sur le côté droit de la langue. A la face interne, de la joue gauche, on trouve la plaque commissuraire classique.

‘La première injection intra-Veineuse de 30 centigrammes (un tiers environ a dû se perdre dans le: tissu cellulaire), fait diminuer en une semaine les ilots à la fois en blancheur et en étendue. Les sillons semblent moins profonds ; la plaque commissuraire est moins grise. L’'empâtement lingual a diminué. Après une seconde injection de 4o centigrammes, la plaque commissuraire a totalement disparu. La cicatrisation est totale sur la langue. Les ilots de leucoplasie n’existent plus. Il ne subsiste que des sillons sans leucoplasie. Le malade n’éprouve

me 00

plus aucune gène. Sept semaines après le début du traitement, la guérison se maintient sans récidive. Ainsi d’après les observations qui font l’objet de ce chapitre, nous voyons les leucoplasies jeunes guérir presque toujours entièrement par le traitement au 606.

. Nous pouvons ajouter que toujours les ulCérations se cicatrisent en un temps minime ; avec les ulcérations, disparaissent les troubles nine et la douleur. Mais, avec le D Milian, nous pensons « qu'à une maladie chronique il faut un traitement chronique », aussi, nous ne devrons pas nous abstenir complètement du traitement au 6oti, une fois les lésions leucoplasiques entièrement disparues ; ; ainsi nous éviterons des récidivés qui rares, si l'on en juge seulement d’après les observations précédentes, nous décourageraient peut-être par une fréquence plus grande si l’expérimentation de l’arseno-benzol ne remontait pas seulement à seize mois. |

DE ie

ts

Page 1