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HISTORIQUE

Au début de cette étude, nous avons pensé qu'il était intéressant de passer rapidement en revue les

divers traitements de la leucoplasie antérieurs au 606.

Nous devons tout d’abord nous entendre sur la définition de la leucoplasie. Chez les différents auteurs que nous avons consultés, nous avons Lrouvé des opinions variables. Pour les uns il va une leucoplasie unique, idiopathique, essentielle. Pour les autres il faut distinguer une leucoplasie syphilitique (Fournier), une leucoplasie parasyphilitique, une leucoplasie arthritique, une leucoplasie des verriers, une leucoplasie dentaire, une leucoplasie tabagique. Quelques-uns considèrent comme leucoplasie certaines variétés de lichen (Morel-Lavallée). Avec Milian (Rapport au Congrès international de Lisbonne,avril 1906) « nous considérerons la leucoplasie comme un symptôme et nous désignerons sous ce nom loules les taches blanchâtres persislantes des

. muqueuses ».

Des thérapeutiques variées se sont adressées à la leucoplasie suivant l'affection causale incriminée. Aux arthritiques et aux goutteux nous voyons donner la quinine et les alcalins, médication de la crise goutteuse (Brocq).Nous voyons les diabétiques suivre la diététique nécessaire à leur « glycosurie, oxalurie, phosphaturie, azoturie, polyurie » (Besnier). Chez les sujets prédisposès aux dermatoses nous voyons l’arsenic longtemps continué. Chez les syphilitiques enfin nous voyonsinstituer,soit le traitement hydrargyrique, soit le traitement ioduré, soit le traitement mixte. Pour cette dernière catégorie de leucoplasiques il y a cependant divergence d’opinions entre les auteurs. Tandis que les uns recommandent un traitement spécifique intense, d’autres le proscrivent abso-lument. Le plus grand nombre est partisan du traitement spécifique, hydrargyrique principalement, de préférence en injections (calomel). Il faut cependant faire cette restriction que le traitement mercuriel doit être interrompu au moindre signe de dégénérescence cancéreuse apparente.Tels sont brièvement énumérés les divers traitements généraux de la leucoplasie institués suivant l’affection leucoplagène diagnostiquée.

A côté de ces traitements variables il est une hygiène que l'on pourrait qualifier de prophylactique, hygiène dont les grandes lignes sont invariables et fixes chez tous les auteurs. Avant tout le leucoplasique doit éviter les causes d'irritation de ses lésions. En premier lieu il faut citer le tabac. Le tabac est défendu «sous peine de mort»

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