‹ Traitement de la maladie de Basedow: Par le sang et le sérum d'animaux éthyroïdesChapitre 9 sur 13 · RES SR RES · texte numérisé non relu

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loux se livrait à des violences inouïes contre elle. Depuis le mois de juin 1904, après ces terribles émo tions, elle présente tous les symptômes de la maladie. de Basedow : angoisse, palpitations de cœur, goitre tremblement, sensation de chaleur, maux de tête,etc., pas de troubles gastriques. Régulièrement réglée chaque mois.La glande thyroïde atteint de fortes proportions, elle est tendue, présente de fortes pulsations et on entend un bruit systolique. La circonférence du cou est de 35 centimètres ; le pouls est entre 135 et 140. Le rythme de ces pulsations est irrégulier.Le cœur ne présente aucun bruit anormal.

Aux yeux, l’exophtalmie n’est pas très marquée. *

Depuis le 3 octobre 1904, on la traite par le sérum mais le résultat est plutôt médiocre. Il y a cependant une diminution de 1/2 centimètre de tour de cou, et

une légère amélioration de l’état général.

Observation tirée de la Berliner Klin. Wockhe, n° 44, 1905;

Femme S.…., âgée de 31 ans. Pas d’antécédents héréditaires, après la mort d’un parent, eut une affection cardiaque.

Un an après, apparut le début d’une maladie de Basedow. Les principaux symptômes : palpitations de cœur, goitre, exophtalmie, tremblement, irritabi-

lité psychique, etc... se montrèrent. De temps en

temps elle avait de la diarrhée. Comme traitement, on employa le Rodagen. Mais le résultat fut très médiocre. Le 17 mai 1904, ayant été examinée, on vit que chacun des symptômes avait bien peu diminué. Son état général était peut-être plus mauvais encore. Le 18 mai, on commence un traitement par le sérum d’animaux éthyrôïdés, et il est prolongé jusqu’au 25 juin, A cette époque, on s’aperçoit qu’un mieux sensible s’est produit. Le goitre a diminué et de grosseur et de dureté. Le tour du cou n’est plus que de 32 centimètres. Le pouls de 130 est tombé à 96. On n'entend plus que de faibles bruits au niveau de la glande thyroïde. Après un long séjour dans la Forêt Noire, il y a amélioration des symptômes du cœur et' le poids du corps est

revenu à la normale.

Observation tirée de la Berliner Klin. Wockhe, 1905, n° 44.

M': B... âgée de 19 ans. Père nerveux, mort . d’une maladie de la moelle épinière. Elle-même étant petite, était anémique. Réglée à 15 ans.

Depuis ce temps, elle se plaint de palpitations de cœur. Elle souffre de la diarrhée, est souvent fatiguée, et a maigri beaucoup. Elle ne dort pas, elle a une sensation de chaleur qui l’oppresse. Le pouls est à 120 environ. II y a du tremblement des mains

et des pieds. Les règles sont irrégulières (une fois

s’arrêtant pendant seize semaines). Après examen, faible exophtalmie des deux côtés, goitre presque normal, mais tendu, élastique. La circonférence du cou est de 36 centimètres. On entend un bruit distinct aux veines du cou, symptômes de Graeffe et de Mxæbius, sueurs profuses et rougeur de la moitié droite du visage. On la met au traitement par le sérum. Le résultat produit est un soulagement objectif des symptômes. Peut-être serait-il nécessaire, comme adjuvant du sérum, d’envoyer cette malade faire un séjour dans la montagne, mais non dans un

lieu très élevé, et cela, pendant l'hiver.

Observation personnelle prise avec M. le D' SAINTON à la consultation de l’hôpital Beaujon.

M°° X..., sans profession, 47 ans, vint à la consultation de l'hôpital Beaujon au mois de juin 1905.

Père alcoolique, personnellement très nerveuse, mais sans symptômes précis; toutefois, sensation de boule hystérique. A 22 ans, pendant une grossesse, elle eut une métrite dontelle ne s’est jamais rétablie, trois fausses couches dans l'intervalle de plusieurs années. [1 y a quatre ans cessation brusque des règles. Deux ans après, il se produit une ménorragie unique. Il y a trois ans, elle a élé soignée pour une péritonite et c’est à celle-ci qu’elle rapporte le début des accidents. La malade ayant accompagné son mari

chez le D' Landolt, celui-ci frappé de l’exophtalmie,

ENJOUE

envoie la malade au D Sainton. À ce moment elle présentait les symptômes caractéristiques de la maladie de Basedow; goitre pulsatile assez volumineux à peu près égal des deux côtés ; les vaisseaux du cou saillants et étant le siège de battements, tachycardie, pouls entre 140 et 160, très irrégulier. En même temps, la malade se plaignait de palpitations et de sensations de constriction au cœur. L’exophtalmie était prononcée avec prédominance du côté droit. Ni signe de Graeffe, ni de Mœbius. Un tremblement très

accentué est généralisé aux quatre membres et au

‘ tronc. D'un caractère très irritable, elle se plaignait

de diminution de la mémoire et de l'attention. L’amai-

grissement est extrême. Le début du traitement eut |

lieu en juillet 1905. On lui donna du sang d'animaux

éthyroïdés qui fut bientôt remplacé par du sérum.

Depuis cette date la malade a pris avec des interval-

les de repos mais presque d’une façon continue, du sérum à dose variant entre 10 gouttes et 100 gouttes par jour. Actuellement l’irritabilité est moindre, et le goitre sensiblement diminué ; la tachycardie persiste; le pouls bat entre 100 et 120. L’exophtalmie du côté gauche a complètement disparu, elle ne se manifeste plus que du côté droit. Les accidents paraissent aussitôt que la malade est privée de sérum. L’exisience pour elle est supportable; l'amélioration est très. lente, il s’agirait dans ce cas d’une forme qui

semblait particulièrement sévère.

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