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00! 2 s yndrome de Basedow; il est alors soumis à un traitement par les douches froides et à l’ingestion de k grammes de salicylate de soude par jour. Au bout d'un mois légère amélioration, il continue le traitement pendant un mois encore, mais l’état reste sta-
tionnaire. Il prend alors du valérianate d’ammonia-
que pendant la moitié du mois et de la liqueur de
Fowler pendant les quinze autres jours ; l’état général s'améliore, mais la tachycardie et letremblement persistent avec la mème intensité. | On donne chaque jour au malade une cuillerée à café de sang de mouton éthyroïdé glycériné en cessant huit jours par mois. Le malade est revu en 1903, mais à ce-moment on le perd de vue, on ne le revoit qu’en juin 1904. Comme il était sergent rengagé, fait qu'il avait caché jusque-là, il avait rechuté, et, au Valde-Grâce, avait été traité sans amélioration par l’électricité ; il vient donc en juin à l'hôpital Beaujon avec une tachycardie intense et un pouls à 135. On lui administre alors du sang de mouton éthyroïdé sans dépasser la dose de 10 gouttes par jour. Malheureusement l’amélioration produite cesse lorsqu'on
interrompt le traitement, néanmoins les symptômes
- sont moins intenses ;on est porté à croire, d’après
ce résulat, que le sérum agit surtout sur la tachycardie et le tremblement ; le malade continuait à être amélioré lorsque, à la suite d’un refroidissement contracté pendant un assaut d'escrime, il contracta une néphrite à frigore et succomba avec des phéno-
mènes convulsifs.
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SLA
Observation due à l’obligeance de M. le D' Karins.
Femme âgée de 35 ans, mère II pare. Le début de sa maladie, remonte à quatorze mois après un allaïitement trop prolongé, sa sœur est atteinte légèrement aussi de goitre exophtalmique. Le traitement par le sérum antithyroïdien est employé depuis huit mois. Sous son influence, la malade qui avait perdu 8 kilos reprend rapidement 10 kilos. Les règles, disparues depuis einq mois, sont revenues en peu de temps, les névralgies faciales, la diarrhée, les vomissements. si fréquents antérieurement, sont maintenant très rares ; il en est de même du trem-
blement et des transpirations profuses. Le pouls de
120 est tombé entre 90 et 80. Le goitre et l’exophtal-
mie n’ont pas subi d'amélioration jusqu'à ce moment.
Observation due à l'obligeance de M. le D' Kris.
Femme de 30 ans, vierge. Chez elle la maladie est légère, le goitre peu développé, l’exophtalmie mo dérée, la tachycardie peu intense. Le sérum est employé depuis trois mois. Le pouls de110 est tombé à 80. L’exophtalmie paraît légèrement améliorée. L'état
général se relève dans ce cas concurremment avec
HT
le sérum, on a employé la faradisation carotidienne, orbitaire et tyroïdienne. Il semble que dans ce cas
le sérum ait:agi contre la tachycardie et la cachexie.
. Observation(personnelle) prise à la consultation
de l’hôpital Beaujon.
Femme de 38 ans dont la mère est atteinte d’un goitre énorme ; sa nationalité, car elle est allemande, . prédispose au goitre ordinaire (elle est du duché de Bade). Elle n’a jamais eu de grandes maladies, mais beaucoup d’ennuis, de contrariétés et de revers de fortune : elle a toujours été nerveuse sans jamais avoir eu des crises de nerfs. Il y à huit ans, au moment de la mort de son mari, elle a été plus nerveuse qu’auparavant, mais ne peut préciser le début de sa maladie. Elle dit cependant qu’il y a environ seize mois, elle a remarqué que son cou augmentait de volume ; on la soigna alors avec de la teinture d’iode, des’ douches, et du bromure de potassium.
Elle vint pour la première fois, le 12 décembre 1904 à la consultation de l'hôpital Beaujon. Nous remarquâmes alors tous les symptômes du goitre exophtalmique. Il existait une tumeur étalée de forme pyramidale, élargie à la base du cou et se composant de deux masses bien distinctes : une masse droite plus volumineuse se différentiant très bien de la masse gauche. La palpation fait percevoir une dureté de la tumeur droite, tandis que la tumeur
gauche est molle. Il existe un léger tremblement vibratoire localisé à la racine des membres. L'exophtalmie est légère, il n’y a pas de signe de Mœbius. La pointe du cœur bat très fortement. Les battements soulèvent la région mammaire et même un peu la région précordiale tout entière à l’auscultation les bruits sont très claqués. Le pouls est à 120. La menstruation est à peu près régulière. Son état psychique est celui que l’on trouve d’habitude chez ces malades. Elle éprouve constamment une sensation de chaleur généralisée.
On lui fait prendre du sérum d’animaux éthyroïdés à raison de 10 gouttes par jour jusqu’au 29 décembre ; à partir du 29 elle en prend 15 gouttes. Le 12 janvier 1905 on lui donne une demi-cuillerée à café de sérum de Mœbius, tous les deux jours. Au «mois de février de la même année une demi-cuillerée tous les trois jours. Du 28 mars 1905 au 15 avril, 25 gouttes tous les deux jours.
. Élat actuel. — Amélioration notable, pouls à 88,
exophtalmie diminuée.
Observation publiée dans la Medicinische Wockhe, du 12 septembre 1904 par le D' Josioxex.
Femme, âgée de 51 ans, présentant une tumeur volumineuse au cou qui s’augmenta au commencement de 1903 par suite de soucis importants provenant de pertes d’argent: apparurent alors des maux de tête, de la dilatation des pupilles.
Le 5 juin de la même année je constate chez la malade : de l’exophtalmie, de la fatigue générale, des maux de tête, du tremblement des mains. Le tour de cour est de 35 centimètres, les pulsations sont de 96 à la minute. Au début la malade pris 20 grammes de sérum en dix jours sans qu’on ait pu constater chez elle un mieux sensible, elle interrompt le traitement pendant huit jours. Elle prend alors une dose double de sérum, c’est-à-dire 4 grammes par jour. Comme correctif du goût elle employait de la limonade de frambroises. Après six jours de ce traitement un mieux sensible apparut. Elle continua le traitement et prit en tout 50 grammes de sérum.
La glande thyroïde, dure auparavant, était devenue très molle. Le tour de cou était de 33 centimètres et le pouls de 82. La malade cessa le traitement ; elle se contentait du résultat obtenu après cinq semaines de ce traitement. Du reste, l’amélioration était très
grande.
Observation tirée de la Berliner Klin. Wockhe, 1905, n° 44.
Demoiselle E..., âgée de 19 ans, habitant les rives de la mer Baltique. Dans sa famille, on trouve une prédisposition à la névropathie. Sa mère etune sœur de son père ont dûsouffrir du goitre exophtalmique, d’après son récit. Une laparotomie faite sur sa sœur lui a fait une grande impression. Depuis ce moment,
Martin : 3
SL elle a des palpitations de cœur, de l’oppression.Son poids, de 55 kilogrammes est tombé à 49. Elle souffre de la tête, et vomit souvent. Son caractère est ‘sombre, irritable et changeant. A l'examen (16 juin 1905), on trouve un goitre élastique, régulièrement développé des deux côtés, el on entend des bourdonnements. La circonférence du cou est de 34 centimètres. L’exophtalmie est légère, il se produit de la fatigue à la convergence. Pas de signe de Graeffe. Tremblement assez marqué. Le pouls est ordinairement entre 120 et 130, mais après le moindre effort, il arrive à 140 et mème 150. On la met au traitement par le sérum, et comme adjuvant une nourriture (œufs, crème, lait, képhir). Après cinq semaines à peine le pouls seul avait-il subi une faible diminution. Tous les autres symptômes n'étaient pas améliorés. Son moral s'était remonté un peu, et on put l’envoyer continuer son traitement dans une station montagneuse où elle est encore maintenant. Elle fait un emploi plus large de sérum, a-t-elle écrit, et son
état semble s’améliorer.
Observation personnelle prise avec M. le D' Sainron à la consultation de l’hôpital Beaujon.
M. X.., contrôleur de tramways, atteint depuis trois ans de goitre exophtalmique ; il l’attribue à l'existence d’une entérite muco-membraneuse ayant
précédé le goitre de trois ans. Le début semble avoir
été marqué par l’exopthalmie, cependant il y à aussi des tremblements et des palpitations qui ont été lraités par les douches et la digitale. C'est à la clinique du D: Parinaud qu’on fait le diagnostic. Tous les traitements suivis ont été impuissants A l’heure actuelle, on constate une exophtalmie très prononcée mais pas de signe de Graeffe. Le signe de Mœbius existe, il ÿ aurait eu autrefois de la diplopie. Le tremblement est très marqué. Le cou est développé en masse. Le goitre est surtout un goitre vasculaire un peu mou et sans thrill. Au point de vue nerveux le sujet se plaint d’irritabilité, de diminution de la mémoire et de perte de force musculaire. Il y a de la polyurie très marquée. Le pouls est à 120, mais sans souffle. Traité par le sérum de moutons éthyroïdés à la dose variant de 100 à 40 gouttes par jour, avec des intervalles de repos, il se manifesta au bout de quelque temps une sensible amélioration. Après deux mois, l’exophtalmie avait diminué ainsi que tous les les autres symptômes ; le pouls bat à 100. Depuis cette époque, l’amélioration s’est continuée, le malade a été revu, le pouls était à 90, mais il suit très
inexactement son traitement.
Observation tirée de la Berliner Klin. Woche, n° 44, 1905.
Femme âgée de 30 ans, a accouché trois fois, n’à qu’un enfant en vie. Son mariage fut malheureux, sur-
tout pendant ces dernières années. Son mari très ja-