Arch. gén. de mëdedne , 1843 t. ni, p. 79 et suiv
affection dentaire ; presque toujours on guérit définitivement les névralgies en faisant disparaître les dents cariées nu les mauvaises racines.
Si donc nous tenons compte du vieil aphorisme: Natarammorborum ostendunt curationes , nous serons toujours conduits à admettre que ’induration sous-cutanée ou musculaire est une cause, non un effet ; c'est d’elle surtout que nous nous occupons et, quand nous réussissons à la faire disparaître, nous sommes à peu près certain que les accidents douloureux n’ont plus longtemps à persister.
En adoptant une doctrine diamétralement opposée à celle de M. Henschen, nous ne voulons cependant pas rejeter toutes les considérations qu’il, expose, déclarer fausses toutes ses remarques. Reportons-nous pour simplifier les choses au premier accès d’hémicrânie ; supposons même qu’au lieu d’un développement lent et insidieux, la maladie présente un début brusque ; que du jour au lendemain on se trouve, suivant qu’on est avant ou après l’ictus, dans lapériode de santé parfaite ou dans la période de maladie confirmée ; nous admettons volontiers que la cause générale qui produit la myosite est capable de produire un accès de névralgie ; mais s’il
ne reste pas de reliquat inflammatoire, il sera unique; probablement meme n’aura jamais le caractère d’un paroxysme vrai.
Je ne nie pas non plus qu’il puisse se faire des névrites secondaires ; que la tuméfaction œdémateuse du névrilème donne lieu à des indurations sur le trajet des nerfs. Il serait absolument extraordinaire qu’une pareille éventualité ne se produisît jamais. Si nous revenons aux causes dentaires, nous verrons que des névralgies sous-orbitaires qui ont débuté, à la suite de fluxions dentaires persistent après que les soins les plus rationnels et les plus méticuleux ont été donnés à la bouche; que la distension, ou la névrotomie sont impuissantes pour les guérir. C’est qu’alors au lieu de troubles passagers, le nerf a éprouvé une lésion vraie et persistante; c’est qu’il est inflammé et comprimé sur un point de son parcours.
Cette circonstance exrêmement rare ne modifie en rien les principes de notre traitement. Ce traitement préconisé d’abord par Mezger, défendu avec énergie par ses élèves, répond à l’induration causale. C’est sur les foyers d'induration que le massage doit porter. Il nous paraît inutile de revenir sur le manuel opératoire ; nous l’avons donné ailleurs. On nous a re-
proché durement sa simplicité ; on a meme dit que jamais on n’avait écrit rien de plus faible sur la matière. Je ne pouvais cependant pas préconiser des procédés dont je ne me suis pas servi ; je ne pouvais pas, par amour de l’art, compliquer les manœuvres, puisque malgré leur extrême simplicité, elles m’ont donné des résultats satisfaisants. En poussant un peu plus loin ce raisonnement on arriverait à conclure que les méthodes les plus compliquées sont les meilleures et pour peu qu’on voulût passer de la théorie à la pratique, il serait juste et légitime de ramener la pharmacologie aux médicaments et aux confections arabes.
Dans l’espèce, il faut donc faire porter le massage tel que l’applique Mezger, tel que je le fais moi-même, sur les noyaux d’induration ; on ne peut y arriver que si l’on prend rigoureusement les précautions recommandées par Yretlind, si l'on explore à plusieurs reprises toutes les régions de la nuque, le cuir chevelu et même la face. Ce procédé n’a, on le voit, rien de commun avee les méthodes anciennes dans lesquelles lemassage était appliqué seulement locodolenti' .
Nous n’avons pasl’intention de faire ici de longues considérations sur l’application du traite-