Nous faisons ici allusion aux procédés gymnastiques clans
ment ; nos observations en disent plus que tout ce que nous pourrions ajouter. Notons toutefois qu’il faut, si bon veut être certain du succès, une qualité fondamentale, la persévérance. Un mois ou deux de résultats incomplets ne doivent point décourager; d’autant mieux que souvent le malade interrompt son traitement ; il ne faut point l’entreprendre à la légère et sans conviction. Parfois les patients viennent vous trouver sur le conseil de quelqu’un de leur famille ou de leurs amis, mais ils sont médiocrement confiants; ils agissent par condescendance plutôt que par raisonnement. Gomment concevoir en effet, qu’une névralgie datant parfois de l’enfance, contre laquelle ont échoué les médicaments les plus énergiques pourra céder à de simples frictions ? Les paysans attribueraient la guérison aux vertus merveilleuses du corps gras dont on enduit les tissus pour faire le massage ; malgré leur naïveté bien connue relativement aux choses de la médecine, les gens de la ville sont moins crédules et se rendent en général bien compte du procédé.
Plus un cas est ancien, plus il faut d’énergie et de persévérance ; les conditions les plus défavo-
lescjuels l’exercice et le massage des muscles, en totalité, occupent la plus grande place.
râbles se présentent chez les syphilitiques ; il est alors presque impossible d’obtenir quelque chose d’avatageux avec le massage seul.
Ges inconvénients ne prouvent rien contre la méthode ; les meilleures comptent à leur passif des insuccès. Ceux-ci sont d’autant moins nombreux que les indications ont été mieux saisies ; or, les saisir et y répondre, c’est le rôle du spécialiste.