‹ Traitement de la migraine par la massageChapitre 4 sur 16 · Om hufvudvürk. Eira Bd. III, p · texte numérisé non relu

Om hufvudvürk. Eira Bd. III, p

blés ces caractères ; il serait difficile de donner rien de précis à cause de la différence des termes de comparaison dont se servent les malades. D’après M. Henschen, les douleurs légères seraient constituées le plus souvent par une sensation de choc ou de pression limitée ou étendue à toute une région ; lorsque la sensation est plus vive, les malades parlent de liens brûlants ou de cercles de fer. Dans une de nos observations, il est question d’une cheville ou d’un perforateur qui pousserait l’œil hors de son orbite. Dans ces derniers temps, Benedikt a essayé de rattacher l’intermittence ou la continuité au siège ; la douleur serait continue dans les névralgies périphériques, intermittente dans les névralgies centrales. Les cas présentent une si grande analogie à tous les points de vue qu’on ne sait comment distinguer les migraines centrales ou périphériques, d’autant mieux que souvent la douleur est à la fois continue et intermittente.

Bretschneider, Erb, Eulenburg ont cherché dans les caractères de la douleur un moyen de distinguer lamigraine de la névralgie des extrémités du trijumeau. Dans la première, elle serait sourde, contusive, tensive et continue ; dans la seconde, elle serait pongitive, lancinante et

intermittente. D’après Valleix au contraire, les douleurs continues appartiennent aussi bien aux névralgies que les douleurs intermittentes ; cet auteur a même fait remarquer qu’il n’existe jamais d’indolence absolue entre les accès ; seulement, la douleur persistante est assez légère pour qu’on n’y fasse pas attention1. Hasse affirme de même que cette continuité fait rarement défaut.-

Dans la migraine, comme dans toutes les névralgies, on se trouve en présence de deux éléments, l’un continu, l’autre intermittent, bien que la maladie en présente plus souvent une variété que l’autre. Il n’y a donc aucune- raison de la distinguer des autres névralgies.

De nombreuses observations sur la douleur provoquée par la pression ont été faites par Barbarin, Reverdin et Rowland ; Valleix, le premier, l’étudia avec précision. Romberg, Neucourt, Schuh, Hasse etc., affirment que les points douloureux à la pression font souvent défaut et qu’ils n’ont jamais l’importance que leur accordait Valleix. Ces assertions reposent mêmesur des bases sérieuses sans doute ; pourtant, dans 112 cas, Henschen n’a vu manquer les douleurs à la pression qu’une seule fois lors- "

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