ANALYSE DES SYMPTÔMES
1° Douleur. Depuis Yalleix, on a tenu grand compte dans l’étude des névralgies de la douleur spontanée ou provoquée par la pression. Celle de l’hémicranie, présente la plus grande partie des caractères fondamentaux de celle des autres névralgies. Son intensité varie; il est rare pourtant qu’elle soit légère ; le malade, ne pouvant le plus souvent se livrer à aucun travail, est forcé de s’aliter. Dans une de nos observations, une personne qui présentait une forme relativement bénigne de migraine et n’éprouvait qu’une douleur contusive limitée de la tempe gauche, était malgré tout obligée au moment de l’accès de quitter son occupation sous peine de provoquer une
exacerbation extrêmement violente. Le moral est déprimé d’une façon fâcheuse; ainsi, un individu observé par Vretlind (obs. 29), n’éprouvait qu’une sensation de forte pression dans la région occipitale avec des bourdonnements presque continus dans la tête ; il se croyait menacé d’une affection cérébrale et était devenu hypocondriaque au dernier point L
« En règle générale, on peut affirmer, dit Henschen, que la douleur est d’autant plus violente qu’elle dure depuis plus longtemps et que la cause qui provoque l’accès agit avec plus d’énergie. »
La malade de notre observation 7 avait presque depuis l’enfance des migraines exagérées par des accidents rhumatoïdes, subaigüs intercurrents. L’attaque produisait des douleurs épouvantables; il semblait à cette personne qu’on la frappait de violents coups sur la tête ; celle de l’observation 12 avait ses migraines depuis plus de 10 ans ; un coup de vent, un simple 7 déplacement suffisaient pour produire une crise ; cette personne souffrait, disait-elle, comme si on lui eût fendu la tête.
Nous avons indiqué combien sont varia-