‹ Traitement de la Paralysie Générale: Méthode Combinée Intraveineuse & IntrarachidienneChapitre 18 sur 22 · RE TES · texte numérisé non relu

RE TES

Réaction cellulaire : 4 éléments par: champ.

Réaction albumineuse que précédemment : ++. So" h: atrt 0

Le 30 juillet, eee intraveineuse de 0 gr. 30 de néosalvarsan.

Pas de ponction lombaire. : : À ent

Le malade sort de l'hôpital très amélioré et reprend son service. AN

Son élat psychique est absolument modifié, il s'intéresse manifestement à ses occupations, il ne présente plus ses alternatives de rires et de pleurs à la moindre cause. Entre autres améliorations, sa femme signale le retour des préoccupations sexuelles. | |

Le malade est soumis à une série de piqûres d'huile grise pendant les mois d'août et de septembre. EE

Le 24 octobre, son amélioration persiste.

La ponction lombaire révèle une pression forte avec :

Réaction celiulaire : 10 éléments par champ.

Réaction albumineuse nettement marquée : ++.

En résumé, nous pouvons retenir de cette observation :

1° Une amélioration marquée des symptômes.

2% Des modifications du liquide céphalo-rachidien, telles que : diminution marquée des éléments tigurés et diminution: légère et persistante des réactions albumineuses,.

TZANCK L

UE

‘Observation III.

Da. Louis, 32 ans, a contracté la syphilis à l’âge de 18 ans. Soigné très insuffisamment au début de sa maladie, puis, ne s’en est.plus du tout préoccupé.

La waladie actuelle a débuté par des troubles psychiques en janvier 1914, surtout caractérisés par une mélancolie et une indifférence extrêmes. La femme du malade rapporte cet état au chagrin éprouvé en présence de la nécessité de cesser son travail. En réalité, des irrégularités, des oublis-avaient entraîné son renvoi. -

Le malade entre à l'hôpital Saint-Louis le 30 septembre. :

La parole est tout à fait caractéristique, dès le premier mot le diagnostic s'impose. On est frappé dès l'abord par les préoccupations puériles du malade. Il passe en un clin d'œil de la tristesse à la gaîté, et cela sans cause, il se plaint surtout de sa mémoire. Il présente du tremblement et de l'augmentation des réflexes. Pas ‘de troubles de la marche. Les pupilles rétrécies réagissent encore légèrement à la lumière. Le réflexe oculo-cardiaque est aboli. Les réflexes tendineux sont exagérés. |

Le 4 septembre : injection intraveineuse de néosalvarsan.

Ponction lombaire : hypertension marquée.

Réaction cellulaire : 100 éléments par champ.

Réaction albumineuse très forte : +++.

Le 11 septembre : injection intraveineuse de 0 gr. 30 de néosalvarsan. 44e"

Ponction lombaire, hypertension légère.

Réaction cellulaire : 25 cellules par champ.

Réaction albumineuse très forte : ++++.

Le 18 septembre : injection intraveineuse de 0 gr. 45 de néosalvarsan.

La ponction lombaire donne des résultats semblables à ceux de la semaine précédente.

Le 26 septembre : injection intraveineuse de 0 gr. 60 de néosalvarsan.

Ponction lombaire : pression normale du liquide céphalorachidien. *

Réaction cellulaire : 5 éléments par champ.

Réaction albumineuse très forte: Æ++L.,

Le 3 octobre : injection intraveineuse de 0 gr. 75 de néosalvarsan.

Pas de ponction lombaire.

Le 10, le 17 octobre : injection intraveineuse de 0 gr. 75 de néosalvarsan, sans ponction lombaire.

Une dernière ponction lombaire pratiquée le 24 octobre montre une hypertension manifeste avec : réaction cellulaire 16 éléments par champ, réaction albumineuse marquée : ne :

L'état général du malade est à l'heure actuelle des plus satisfaisants. Alors qu'il était incapable au début du traitement de faire des additions très simples, il peut faire maintenant des calculs relativement compliqués. Un signe notamment montre l'amélioration marquée de son état psychique : Pendant son séjour à l'hôpital le malade jouait communément aux dames avec les voisins et ce sont eux qui ont attiré l’attention sur les modifications de sa façon de jouer, sur son attention plus soutenue et aussi sur la disparition de son irritabilité qui le rendait absolument insociable.

En outre, son indifférence est beaucoup moindre qu'elle n'était avant le traitement; maintenant le malade est fortement affecté d’avoir perdu sa place, il demande à sortir de l'hôpital pour chercher à se placer à nouveau et l’on ne retrouve plus les préoccupations puériles qui dominaient lors de son entrée à l'hôpital.

Son état physique ne s’est pas modifié. L'écriture est cependant plus assurée, par contre sa parole, que lui prétend

plus aisée, présente toujours les achoppements caractéristiques.

En résumé, dans cette, observation comme dans les précédentes :

Rémission clinique nelte, mais dont nous ne pouvons encore apprécier la valeur; amélioration de l'état du liquide céphalo- - rachidien; comme toujours, la réaction albumineuse est très difficilement influencée par le traitement.

Observation IV.

Her... Jules, 34 ans, marié depuis dix ans, aucun antécédent intéressant. Ne

En 1909 contracte la syphilis par un chancre de la verge » Cet accident initial n'émeut pas outre mesure le malade et comme il le voit disparaitre sans soin particulier ‘il ne juge pas nécessaire de se soigner. La roséole est passée inaperçue, mais le malade accuse vers cette époque des maux de tête à maximum nocturne, une chute de cheveux qui témoigne de la période secondaire.

Pendant les trois ans qui suivent on ne consiate aucun accident cutané ni muqueux, au début de 1910 s'installent les premiers troubles qui attirent l'attention sur la maladie acluelle.

Le malade qui jusque-là était d'une timidité extrême et d'un mutisme exagéré surprend son entourage par le changement de son caractère. Il traverse une courte période d’exubérance et de vantardise sur laquelle sa femme insiste et c’est à la suite d’une histoire de duel absolument abracadabrante que le malade vint consulter.

Au premier examen le diagnostic s'impose, la parole est caractéristique, le tremblement des plus marqués. On note une diminution globale de l'intelligence, la mémoire et l’attention sont particulièrement troublées; de plus, on est frappé par les préoccupations enfaniines du sujet. Jusque-là très autoritaire dans ses rapports avec sa femme il est maintenant très craintif devant ses réprimandes. A chaque réponse il se tourne vers elle pour chercher son approbation tacite avant de répondre. Comme la parole, l'écriture est profondément troublée, le malade répète les mots, interromptses phrases, il est

Page 1