‹ Traitement de la Paralysie Générale: Méthode Combinée Intraveineuse & IntrarachidienneChapitre 19 sur 22 · RE QE · texte numérisé non relu

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incapable de faire une addition correctement, son instruction ayant été cependant des plus poussées.

Physiquement on note l'augmentation des réflexes tendineux, abolition des réflexes oculaires à la lumière comme à l’'accommodation, pas de réflexe consensuel, les pupilles demeurent immobiles, légèrement dilatées.

Le malade ne se plaint pas de troubles sphinctériens, enfin depuis deux mois il signale la disparition de tous phénomènes sexuels.

La ponction lombaire pratiquée le 17 juin 1914 donne :

Réaction albumineuse : +++.

Réaction cellulaire : 180 éléments par champ.

Wassérmann : +++.

Le Wassermann dans le sang est positif: +.

Le 24 juin, le malade est soumis au traitement arsenical : 0 gr. 30 de néosalvarsan intraveineux. Dans la demi-heure qui suit, on pralique la ponction lombaire, on relire 15 centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien. L'examen est à peu de chose près comparable au résultat de la ponction lombaire de la semaine précédente.

Le malade n'accuse ni troubles ni douleurs dans les jours suivants :

Le 1° juillet : néosalvarsan intraveineux, 0 gr. 45.

Ponction lombaire : on retire 12 centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien.

Réaction cellulaire : 48 éléments par champ.

Réaction albumineuse : + + ++.

Le 7 juillet : néosalvarsan intraveineux, 0 gr. 60.

Ponclion lombiure : on relire 16 centimètres cubes de Jiquide céphalo-rachidien.

Réaction cellulaire : 15 éléments par champ.

Réaclion albumineuse : Sue

Le 15 juillet :.néosalvarsan intraveineux 0 gr. 75.

Ponction, lombaire : on retire 10. centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien. F

Réaction cellulaire : 20 éléments par champ.

Réaction albumineuse Er à ;

Le malade signale une amélioration manifeste; il prétend que sa démarche est plus assurée; dans:son entourage on note qu'il s'intéresse davantage à la vie courante, que son activité psychique recommence à se manifester d’une façon moins désordonnée, et sa femme en particulier attire l’attention sur ce fail qu'en jouant aux dominos il fait moins souvent des fautes grossières.

Le ?1 juillet : néosalvarsan intraveineux, 0 gr. 90.

Ponction lombaire : on retire 10 centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien.

Réaction cellulaire : 4 éléments par champ.

Réaclion albumineuse : +.

Amélioration manifeste, le malade continue à s'intéresser à ce qui l'entoure. Pour la première fois il a repris une série d’oceupations qu'il avait quittée au début de sa maladie; son caractère est plus égal, plus autoritaire à nouveau, dit sa femme.

Le malade se plaint de la douleur causée par la ponction lombaire, on lui fait 4 injections de 914 sans ponction.

A la suite de ce traitement, il est fait une série de 8 piqûres d'huile grise.

Le 20 septembre : ponction lombaire.

Réaction albumineuse : +.

Réaction cellulaire : 2à 3 éléments par champ.

Wassermann : +———.

Wassermann dans le sang : +++.

Le malade a repris sa vie courante, il est suscepüble d'attention soutenue, sa mémoire est incomparablement meilleure qu'au début de la maladie ; il conserve dans la parole des achoppements qui font faire le diagnostic; ses réflexes sont toujours exagérés, le tremblement est beaucoup moins marqué, les pupilles Sont comme par le passé immobiles, le

réflexe oculo-cardiaque est aboli. Le’ malade signale la

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réapparilion du désir génésique; néanmoins, il évite les rapports sexuels; craignant, dit-il, de contaminer sa femme.

Enrésumé, ce résultat immédiat est des plus encourageants. Il s’agit là d'une rémission des plus caractérisées. Pour juger du rôle du traitement, il faudrait pour le surplus l'épreuve du temps.

à Observation V.

Fen... Honorine, âgée de 30 ans. | En 1904, présente un chancre de la petite lèvre gauche. * Elle est soignée à l'hôpital Broca avec de la liqueur de Van Swieten pendant deux mois, puis elle prend des pilules.

À sa sorle de Broca, elle reçoit des séries de piqûres d'huile grise (6 semaines de traitement, 6 semaines d’interruption). Très rapidemeni, ne présentant plus d'accident elle néglige de continuer son lraitement.

Le 11 juillet 1914, elle vient consulter le docteur Balzer pour la faiblesse dans les jambes et les troubles de la démarche, elle se plaint aussi de maladresse dans les membres supérieurs, la coulure est encore possible, mais lente.

Elle entre à l'hôpital Saint-Louis, salle Gibert, le 27 septembre 1914.

Elle présente le tableau typique de la paralysie générale. Par-dessus tout domine un affaiblissement global de l’intelligence et une indifférence des plus marquées. On est frappé par linstabilité que présente la malade. A deux minutes d'intervalle, elle passe de la gaîlé la plus exubérante à la tristesse la plus profonde, et cela pour des causes minimes. Il suffit d'élever la voix en lui parlant pour déterminer une crise de larmes. Elle est absolument incapable d’aitention soutenue. D’elle-même elle se plant de sa mémoire, elle ne retrouve jamais les objels dont elle se sert. La parole est embarrassée et présente les achoppements caractéristiques. La malade est animée d'un tremblement continuel à petils oscillements qui gênent beaucoup l'écriture et la couture. On note une incapacité absolue de se livrer au moindre calcul.

Dans le domaine affectif on observe des lacunes correspondantes. Indifférence absolue pour tout ce qui n’intéresse pas ses fonctions digestives.

. oculo-cardiaque aboli.

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