CONCLUSIONS
I. — Toute paralysie générale est justiciable d’un traitement spécifique intensif.
Il. — Ce traitement est d'autant plus efficace qu'il est plus précocement institué.
HT. — Le traitement mercuriel prolongé semble mal supporté à la longue. Le traitement arsenical, au contraire, est très bien toléré, même à forte dose.
IV. — À Ïla médication générale on peut adjoindre une médication locale qui a donné lieu à des améliorations manifestes, mais aussi à de nombreux accidents.
V. — Les accidents tiennent, non seulement à la toxicité du néosalvarsan introduit par la voie intrarachidienne, à la plus ou moins grande concentration de la solution, mais aussi à la vulnérabilité très grande de la moelle dans les cas de complications nerveuses tardives de la syphilis.
VI. — Une simple ponction lombaire évacuatrice réalise un appel suffisant et semble fixer en quelque
pet
sorte sur le système nerveux le médicament spécifique introduit par la voie générale.
VII. — Les résultats cliniques immédiats sont des plus favorables.
-VIITI. — Le liquide céphalo-rachidien montre très rapidement la diminution du nombre des lymphocytes ; - Palbumine et la réaction de Wassermann sont moins nettement influencées par le traitement. Ces résultats corroborent ceux obtenus par les injections intrarachidiennes sans faire courir les mêmes risques.
IX. — Le principe directeur de la paralysie générale sera donc le suivant : traitement antisyphilitique intensif el prolongé, traitement local entièrement subordonné à l'état de la moelle et dé préférence le moins traumati-
sant.
Vu : le Président, GILBERT Vu : le Doven, | a