HISTORIQUE
On acceptait communément, il ÿ a peu d'années encore que la paralysie générale considérée comme une affection parasyphilitique échappât presque complètement au traitement spécifique, même intensif. Des essais thérapeutiques multiples avaient été institués sous les formes les plus diverses et l’on ne pouvait réunir à l'actif du traitement que des résultats discutables; aussi, à la Société de neurologie, en 1902, nombre d'auteurs considéraient-ils la thérapeutique mercurielle comme à rejeter. D'ailleurs, l’un des arguments principaux qu'invoquaient les adversaires de la théorie syphilitique de la paralysie générale était précisément sa résistance au traitement. TRS
La découverte de énonenien: dus hs cerveau d indi-
Qi vidus morts, de paralysie générale (1) qui vient de confirmer la nature syphilitique ( de la maladie s ‘accorde mal avec cette notion. classique. La résistance au traitement serait, à, la rigueur, compréhensible dans le tabès où les ns de méningite chronique, engainant les racines rachidiennes déterminent la dégénérescence des cordons postérieurs.de la moelle, Si l’on institue à ce moment un traitement antisyphilitique, quand bien même il aurait prise sur les lésions de méningite syphilitique chronique,
les ,altérations de la moelle qui en découlent lui échappent. Dans la paralysie générale, au contraire, ce sont des lésions iinfestées de tréponèmes qui continuent à se développer. quel que soit le tr aitement antisyphilitique auquel on soumette le malade.
On conçoit dans ces conditions la tendance logique que l'on a de vouloir faire jouer aux méninges un rôle de vésable barrière imperméable, soustrayant les lésions, franchement syphilitiques à l’action de médicaments introduits par la voie générale, et d'essayer d'amener par la voie rachidienne, pour ainsi dire au contact même des tissus malades, la médication spécifique. Les travaux de MM. Bouchard, Darier (2), ont montré les bons effets qu'on pouvait attendre. de la médication locale, notamment pour le traitement des lésions syphilitiques. La ponction. Tombaire pratiquée de façon systématique, qui met en évidence la précocité et la fréquence de l'atteinte. du système nerveux au cours de la syphilis A Noah el Moore. Journal of exper. med, te février 1913. -.Marinesco. et Minéa, Bull, Académie méd., 1°" février 1913.
Levaditi, Marie el Bankowsky. Ann. Institut Pasteur, 1913, n° 7. (2} Darier. Journ. de médecine, el .chirurg. pr aliques, 10 janv. INA, : .n° 20.
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(Ravaut, Jeanselme et Chevalier), permet cette. théra peutique locale. C'est là le’ but: des injections sous" arachnoïdiennes dans le traitement des complications" nerveuses de la syphilis: la voie était donc tracée à l'avance depuis que la ponction lombaire était entrée dans la pratique courante. Jr Les premiers essais de mercurialisation intrarachie dienne remontent aux travaux de Marchand A qui, le premier, traite par des injections rachidiennes ‘dé mercure et d'iodure de RAUES sept paralytiques généraux et note dans quatre cas des améliora= tions manifestes. Scherb, Duhot, Sicard, Ducros pr G. Lévy (3), Claude et Lhermite (4), Carrieu {5}, Stodel (6), Maurice Page (7) obtiennent des résultats variables. Malgré les doses excessivement restreintes ces auteurs n’ont pas échappé à des accidents souvent très graves, en tout cas difficilement évitables. | ‘ Des améliorations intéressantes ont été signalées presque par tous, mais les dangers de la méthode s opposent à sa vulgarisation. A QE VA