‹ Traitement de la Paralysie Générale: Méthode Combinée Intraveineuse & IntrarachidienneChapitre 8 sur 22 · VAN ES · texte numérisé non relu

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lité pupillaire sont des plus difficilement influençables ; les troubles de l'intelligence, au contraire, présentent communément une régression marquée, la mémoire notamment, est heureusement modifiée par le traitement; souvent le malade est susceptible de se livrer à des calculs qui lui étaient devenus impossibles au début de la maladie; de même les troubles affectifs paraissent heureusement influencés par le traitement; les cas sont nombreux où le malade a pu sortir de l'hôpital, en apparence guéri.

TE, examen du liquide céphalo-rachidien permettrait de suivre, semble-t-il, pas à pas les progrès effectués. Le. plus fréquemment, on assiste à une diminution rapide du nombre des éléments cellulaires ; souvent dès la première injection on le voit tomber de moitié, puis diminuer progressivement et tendre vers un nombre à peu près fixe. L'albumine, au contraire, dont la quantité est constamment augmentée dans le liquide céphalo-rachidien des paralytiques généraux est beaucoup plus difficilement influençable, tous les auteurs semblent d'accord sur ce point. Parfois, on assiste à une diminution légère de la quantité d'albumine, mais ce n’est qu’au bout d’un nombre important d’ ‘injections, mais toujours, même ‘dans les cas les plus heureusement influencés au point de vue clinique, J'augmentation de l’albumine persiste.

La réaction de Wassermann, comme l'écrit Sicard (1), est constamment positive dans le liquide céphalo- -rachidien des paraly tiques généraux, de même que l'alpuraine

(1) Sicard, Loc. cit.

SAS NT LE} RER CU ROLE à

Ta

présenté une persistance malgré l'intensité du draile- |

ment. Pour certains auteurs la réaction de W assermann.

et la quantité de l'albumine vont absolument de pair.

(Ravaut); pour d autres au contraire, ce ne serait point là une règle absolue.

Il n'y a pas toujours corrélation entre les améliora= tions cliniques, les a ggravations, et les résultats de

l'examen du liquide céphalo-rachidien. C’ est ainsi que,

chez l’un de nos malades nous avons eu l'occasion. “

d'observer des améliorations cliniques absolument sur

prenantes, l'étude du liquide céphalo- rachidien présen- À

Lait au contraire la persistance et du taux leucocytaire, et. de la quantité d’albumine, et de l’ intensité de la réaction de Wassermann. Inversement, nous avons observé avec. Marcorelles un malade dont l'examen du liquide céphalo= rachidien avait montré une amélioration rapide portant sur les trois réactions, alors que l'injection intrarachi=

dienne de sérum salvarsanisé additionné de six milli

F ul

grammes de néosalvarsan avait déterminé des accidents

graves tels que : incontinence d’urine, paraplégie fasque,.

eschare sacrée.

Les améliorations que l’on dise couramment | {

avec les injections intrarachidiennes avaient déjà été. signalées bien avant l'institution de cette méthode. | Déjà Brissaud et Gilbert Ballet avaient altiré l atiention

sur l’évolution plus bénigne du tabes et de la paralysie. :

générale dans les dernières années. Tous les auteurs

s'accordent à reconnaître le nombre dé plus € en plus grand

des rémissions et Sicard (1) pouvait dire tout récemment : :

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