‹ Traitement de la Paralysie Générale: Méthode Combinée Intraveineuse & IntrarachidienneChapitre 9 sur 22 · SE · texte numérisé non relu

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nous semble que la paralysie générale a subi

fly jrs ue ces. dernières, années Ja même transformation « évolutive que de labes:; né même que nous observons aujourd'hui “beañcoup moins qu autrefois de grands incoordonnés el de grands ataxiques, ‘de même nous constatons au cours. de la paralysie. générale des rémissions plus nombreuses el plus longues auxquelles nous n’étions pas habitués. Tels de nos malades ont pu reprendre pendant guêlques mois et correctement leurs occupations profes- .sionnelles:; {els autres ont vu leur maladie perdre son caractère progressif, se fixer pendant des mois et même regressé partiellement » (1).

Bien plus, MM. Grasset et Rimbaud (2) qui insistent sur la guérison possible de la maladie distinguent à ce sujet le paralytique général tel qu’il apparaît à l’aliéniste dans les asiles ou bien au neurologiste dans les hôpitaux ordinaires. Le premier le plus souvent à la phase ultime de la maladie, le second à une période plus précoce, et celui-ci longuement et intensément traité présentera, fréquemment, une forme plus bénigne; en tout cas, selon l'expression imagée de M. Sicard, en présence d'un paralytique général, nous avons

(1)I estintéressant de citer à ce sujet l'opinion suivante émise par M. Dufour à la séance du 6 août 1914 de la Société médicale des hôpitaux : « Pour m'en tenir au résultat constaté chez les tabéliques, je puis dire que l'évolution de Ja maladie est transformée du tout au tout. Tant en ville qu'à l'hôpital les tabétiques trailés restent dans l’état où ils sont pris au moment où le traitement est commencé. Quelques symptômes épisodiques ou paroxystiques comme certaines alaxies aiguës, les crises gastriques, les paralysies, les douleurs fulgurantes grandement améliorées ou disparaissent même à la

suite du traitement. »

(2) Grasset et Rimbaud. Thérapeutique des maladies du système nerveux, Doin, 1911.

— 7. En mieux à faire | qu'à rédiger. un “certificat d'internement el à affirmer son incurabilité. Il fut un temps, en effet, où le diagnostic de celte. maladie était toujours assez tôt porté puisqu'i iL équivalait à une condamnation ;

aujourd'hui, au contraire, il importe par tous les moyens de dépister ] le plus tôt possible cette complication si grave de la syphilis: désormais le pronostic dépend en grande partie de la précocité de l intervention thérapeutique, tant il est vrai que le traitement, ici comme ailleurs, a profité largement des acquisitions récentes au sujet de son étiologie.

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