‹ Traitement de la pelade par injections intra-dermiques d'histamineChapitre 8 sur 21 · SON EVOLUTION SON PRONOSTIC · texte numérisé non relu

SON EVOLUTION SON PRONOSTIC

« Cette singulière maladie est caractérisée par des taches chauves qui surviennent sur le cuir chevelu et qui sont entourées d’autant de cheveux qu’à l’état normal. Sur les plaques la peau est lisse et propre, d’une blancheur remarquable. » Telle est la définition de la pelade que donnait Bateman en 1820. C’est donc l’existence sur le cuir chevelu de plaques arrondies ou ovalaires totalement dépourvues de cheveux et ayant tendance à s’agrandir par la périphérie, qui caractérise cette maladie. ,

N’étant accompagné d'aucun signe fonctionnel, le début en passe souvent inaperçu du malade lui-même et ne lui est la plupart du temps révélé que par une tierce personne. Il est en général brusque : les cheveux disparaissent sur une petite surface qui va s’agrandir progressivement pour atteindre des dimensions fixes, définitives ; mais il est à noter que, dès le début, on peut arracher facilement les cheveux destinés à tomber les jours suivants sans aucune sensation désagréable pour le malade et ainsi délimiter aisément la zone malade. De toute façon,

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au pourtour de cette zone, les cheveux présentent l'aspect caractéristique du cheveu peladique, plus court que les cheveux normaux, et affectant la forme dite « en point d'exclamation », plus épais à l’extrémité libre qu’à la base; de plus, on note des troubles pigmentaires : les cheveux peladiques sont moins colorés à leur base qu’à leur extrémité. Quant à la peau de la plaque peladique, elle est amincie ou dans de rares cas, au contraire, épaissie, pseudoœdémateuse ;: en tout cas, elle est lisse; d’une blancheur ivoirine, ne présentant aucune rougeur ni symptôme quelconque d’inflammation.

Quand son extension est terminée, la plaque est ronde ou ovalaire, d’un diamètre variant en général de 1 à 10 cm. et l’évolution peut alors se stabiliser pendant des mois, parfois même des années, avant que la repousse recommence. Elle se manifeste d’abord par des ‘éléments de duvet qui, petit à petit, se colorent et prennent les caractéristiques des cheveux sains entourant la plaque. En général, dans les formes bénignes, cette repousse survient en 4 à 6 mois.

Mais à côté de cette forme commune et relativement bénigne, il en existe d’autres qui tirent leur gravité particulière d’une évolution plus longue, d’une plus grande extension ou de localisations multiples. Telles sont :

— la pelade avec plaques secondes :

— la pelade décalvante ;

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— ]a pelade des sourcils, de la barbe, du corps ; — la pelade des ongles ; “ — la pelade récidivante.

La PELADE AVEC PLAQUES SECONDES peut revêtir différents aspects : soit qu’au pourtour de la. première plaque se forme une encoche qui s'étend en constituant une nouvelle plaque dont l’évolution sera analogue à celle de la première, soit qu’à distance de la première plaque en apparaissent d’autres qui auront une évolution indépendante.

La PELADE DÉCALVANTE est une forme grave ; plusieurs plaques apparaissent simultanément ou successivement. On peut arracher très facilement les cheveux sur toute l’étendue du cuir chevelu. L’évolution en est très longue et la repousse en général incomplète.

Après le cuir chevelu, la maladie peut s'étendre aux SOURCILS, ce qui aggrave de beaucoup le pronostic. De même, la chute de la BARBE peut précéder ou suivre celle des cheveux, présentant les mêmes caractères. Enfin, dans des cas particulièrement gTAVeES, TOUTE LA SURFACE CORPORELLE est atteinte, lépiderme étant entièrement dépourvu de poils.

LA PELADE DES ONGLES. — Dans presque toutes les formes graves on peut noter une altération des ongles qui revêt différents aspects : tantôt, c’est la leuconychie, constituée de rayures blanches caractéristiques quand elles sont très marquées. D’autres fois, on remarque que les ongles sont cassants. Maïs la lésion la plus typique est l’ongle crénelé. De toute façon,

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