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l'atteinte unguéale est d’un pronostic grave et on note rarement de repousse au cours des formes accompagnées d’une telle atteinte.
Enfin, une forme grave par son évolution est constituée par la PELADE RÉCIDIVANTE qui, dans des cas extrêmes, peut aller jusqu’à la « pelade perpétuelle » de Besnier.
Pour terminer, nous citerons quelques formes particulières comme :
— La PELADE CONGÉNITALE, qui apparaît quelques semaines après la naissance et au cours de laquelle aucune repousse ne survient.
— La PELADE DE CELSE OU PELADE OPHIASIQUE, qui s’observe surtout chez l'enfant, commence à l’occiput soit par une plaque unique et médiane, soit par deux plaques latérales situées de part et d’autre de la ligne médiane. |
Ces plaques ont une évolution progressive et symétrique s'étendant en avant en passant au-dessus de loreille.
Enfin citons l’exceptionnelle PELADE HÉRÉDITAIRE dont Sabouraud a observé quelques cas incontestables.
On le voit, la pelade, dans la majorité des cas, est une maladie plus ou moins bénigne et guérissant seule. Mais à côté de ces cas habituels il est des formes plus graves dans lesquelles le malade voit son alopécie rester stationnaire ou continuer à s'étendre soit par accroissement de l'aire primitive,
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soit par apparition de plaques nouvelles ; ce sont des formes rebelles qui délabrent en totalité où en partie le cuir chevelu, la barbe, plus rarement l’ensemble des téguments. C’est surtout le pronostic de ces formes graves que nous avons tenté d'améliorer. Mais il est évident que dans cette maladie qui guérit souvent seule, l’efficacité de toute thérapeutique ne devra jamais être admise avant une discussion et une interprétation sérieuse de ses effets se basant
surtout sur sa durée d'évolution.
ETIOLOGIE
Le problème du traitement de la pelade demeurant, dans nombre de cas, un problème étiologique, les causes de cette maladie ont été depuis longtemps l’objet des hypothèses les plus variées et des recherches les plus assidues. Et :
__ si pendant une longue période, sous l’influence de Jacquet et de son école, on lui a attribué systématiquement une origine gingivo-dentaire, indiquant l’avulsion même en l’absence de toute atteinte dentaire décelable à l’examen ;
— si d’autres l’ont considérée toujours comme une manifestation de la syphilis acquise ou héréditaire, indiquant lPapplication systématique d’un traitement spécifique ; |
— si pendant longtemps, sous l'influence de Bazin, on l’a considérée comme une maladie microbienne et contagieuse, théorie dont Jacquet a fait justice après de nombreuses inoculations infructueuses ;
— si on l'a même considérée comme une maladie parasitaire, la majorité des auteurs la tiennent à l'heure actuelle pour une tropho-névrose et les défenseurs les plus distingués de cette théorie furent : Von Baerensprung, Hutchinson et Max Joseph. Ces auteurs attribuent la pelade à des troubles trophi-
ques d’origine nerveuse expliquant également les troubles concomitants et les altérations foncetionnelles de voisinage, tels que l’anémie locale, lhypoesthésie locale, les cheveux cassants, les troubles pigmentaires et notamment la calvitie au début de la repousse. Et Max Joseph put même réaliser une alopécie expérimentale en coupant les nerfs occipitaux du chat. |
Mais cette tropho-névrose peut reconnaître les causes les plus variables. Aussi, en présence de toute pelade devra-t-on examiner complètement le sujet, étudiant les lésions locales, les troubles à distance pouvant jouer le rôle d’épine irritative, les troubles endocriniens. Et ainsi, on verra que si la pelade se présente parfois avec une cause visible frappante, si dans certains cas l’examen clinique permet de retrouver une cause, bien souvent le résultat de l’examen est entièrement négatif et l’origine de la pelade demeure inconnue.
On cherchera à incriminer au cours de cet examen :
— UNE ATTEINTE GINGIVO-DENTAIRE et l’on sait que, pour Jacquet et ses collaborateurs, c'était de beaucoup la cause la plus fréquente. Pour Rousseau-Decelle, les pelades d’origine purement dentaire atteindraient 10 % et celles où l'excitation gingivo-dentaire est associée à des facteurs digestifs où naso-pharyngés, 25 % du nombre total des cas de pelade. Cependant Sabouraud tenait la pelade dentaire pour tout à fait exceptionnelle.
L'école de Jacquet considère que les troubles gin-