‹ Traitement de la péritonite tuberculeuse par la recalcificationChapitre 10 sur 25 · D HIS · texte numérisé non relu

D HIS

Traitement Ferrier. Guérison au bout de deux mois, n’a pas été revu.

Observation IX (Mlle Giraub, Montpellier médical 1913). (Résumée)

Malade du service du professeur Estor, 12 ans, péritonite bacillaire à forme ascitique, entre à l'hôpital Le 16 janvier 1912, malade depuis septembre 1911. On institue le traitement de Ferrier. Le malade quitte l'hôpital en fin avril, guéri. Il conlinue le traitement jusqu’en octobre. La guérison s'est maintenue, l'enfant a élé revu dix mois après sa sortie avec un état général parfait.

Observation X (M. Marzzer. Montpellier médical. 1912). (Résumée).

Enfant de 12 ans vu en février 1912. — Il a eu une pleurésie gauche en 1909, malade du ventre à partir de décembre 1910. — Atleint de péritonite tuberculeuse cloisonnée avec signes d'induration des deux sommets et de l’albumine dans les urines. Le traitement Ferrier est institué en mars. En avril, amélioralion, diminution de l’ascite, pas d'amélioration des signes pulmonaires. N'a pas été suivi après juin.

Observation XI (M. Reymonp», thèse de Montpellier 1913). (Résumée).

Jeune femme en traitement dans le service de M. Tédenat, 25 ans, a subi deux interventions chirurgicales pour localisations bacillaires péritonéales (péri-appendiculaire et soushépatique). Examinée en janvier 1913, présente une ascite cloisonnée avec gâteaux profonds irrégulièrement répartis.

Elle est mise au traitement recalcifiant avec prise d’eau alcaline le matin avant le petit déjeuner. Mieux sensible, disparition des douleurs. Après un mois : amélioration évidente, augmentation de poids de cinq kilos.

Observation XII (M. CourTeLLemonT et Mme Liénarr). (Inédite).

G. J..., 14 ans, lessiveuse, entrée à l'Hôtel-Dieu d'Amiens, salle Bax, le 16 février 1911 après avoir été soignée pendant trois jours à l’infirmerie du pensionnat où elle se trouvait.

Antécédents familiaux. — Mère bien portante.

Père malade, probablement tuberculeux car le médecin traitant lui a fait des pointes de feu au thorax.

Un frère mort en bas âge, un autre frère bien portant.

Antécédents personnels. — La malade s'enrhume facilement, surtout l'hiver, mais n’a aucun antécédent pathologique intéressant.

La maladie actuelle a débuté trois jours plus tôt, le 13 février : la fillette s'est sentie fiévreuse, le lendemain elle a présenté de l’inappétence et a eu des vomissements.

Examen de la malade. — C'est une jeune fille fatiguée, amaigrie, présentant de la rougeur des pommettes. A l'inspection du thorax, on remarque de l'ampliation du côté droit avec immobilité respiratoire.

A la percussion, matité à droite en arrière remontant jusqu’à la pointe de l'omoplate. En même temps on note l'abolition des vibrations thoraciques, la disparition du murmure vésiculaire au même niveau. Pas d'œgophonie, pas de pectoriloquie aphone : il s'agit d'un épanchement pleural moyen du côté droit. À gauche, en arrière, matité à la base du poumon avec obscurité de la respiration, pas d'épanchement. En avant, la respiration est soufflante aux deux sommets, surtout à gauche.

Du côté de l'abdomen, le ventre apparaît gros, tendu, pré-

sentant une zone de sonorité autour de l'ombilic et deux zones de matité : dans chacune des deux fosses iliaques. La fosse droite est plus largement mate que la gauche.

Du côté des autres appareils, rien d'anormal, le pouls est un peu rapide, pas de souffles cardiaques.

Pas de sucre, pas d'albumine, pas de pus dans les urines. La petite malade n’a pas encore eu de règles.

Evolution. — La température qui, à l'entrée, atteignait 406 s'est maintenue pendant une dizaine de jours autour de 39 le soir avec rémission le malin. Puis elle s’est abaissée progressivement avec de temps en temps une poussée à 39.

Examen du 26 avril. — 11 y a toujours des signes d'épanchement pléural à droite et une matité légère à gauche.

Sur l'abdomen : zone de matité de l’ombilie au pubis, occupée par un gâteau péritonéal.

Diagnostic. — Il s'agit de péritonite tuberculeuse avec ascite et gâteaux péritonéaux accompagnée de pleurésie droite avec épanchement. :

Traitement et résullats. — La malade, qui fit l'objet d’une clinique médicale de M. Courtellemont au mois d'avril 1911, fut soumise au traitement recalcifiant. L'évolution ultérieure

montre les heureux résultats de cette thérapeutique. L'enfant,

en effet, alla de mieux en mieux. On la descendit au jardin, elle prit de l’embonpoint et sortit sans autorisation du médecin le 16 août 1911, se considérant comme guérie.

Au point de vue abdominal tout alla bien, mais -en février 1912, elle dut entrer à nouveau à l'Hôtel-Dieu dans le service de chirurgie, pour un abcès froid de l’avant-bras droit. (Déjà, avant son départ en juillet, on avait constaté un peu de gonflement indolore à la partie supérieure dé l’avant-bras, le long du bord externe du radius). c

L'abcès fut incisé el guérit avec une cicatrice chéloïdienne. La malade quitta l'hôpital. En mai 1912, elle y revient pour d’autres abcès froids de l’avant-bras d'origine non osseuse. M. Courtellemont la revoit encore : son ventre est normal,

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elle ne lousse jamais, a bon appétit, se sent forte et est contente de sa santé. Neuf mois après sa sortie de l'hôpital elle était donc restée guérie de sa périlonite tuberculeuse.

Observation XIII (MM. Courrezcemonr et DEcouy). (Inédite.)

. AT... 15 ans, souffrant du ventre depuis quelques jours, se couche le 27 décembre 1914, sa température qui était à 38° le malin atteint 3% le soir. Tout se passe comme s'il. s'agissait d'un embarras gastrique fébrile. M. Degouy, médecin traitant, fail une prise de sang pour un séro-diagnostic le 2? janvier. Le résultat est négatif. Après une poussée de température à 39°4, une certaine amélioration se produisit et on put croire à l'entrée en convalescence.

Le 12 janvier, l’état devient plus grave : l'enfant continue à se plaindre du ventre et la température augmente ce soir-là et les suivants et oscille autour de 39.

Le 27 janvier, M. Degouy demande M. Courtellemont en consultalion : l'enfant se plaint toujours du ventre, sans localisation précise, mais plutôt vers la région médiane.

L'abdomen est modérément ballonné, non contracturé, incomplètement dépressible, pâteux. De plus, la percussion décèle une zone de matité à la partie inférieure et latérale gauche du thorax. Est-ce une grosse rate avec périsplénite? ou s'agit-il d'une plaque de pleurite ?

A ce moment, le diagnostic de péritonite tuberculeuse semble le plus vraisemblable, pourtant on fait encore des réserves sur la possibilité de dothiénentérie. Le séro-diagnostic restant négatif, le traitement recalcifiant est appliqué. L'élat reste à peu près le même pendant une vingtaine de jours au cours desquels M. Degouy fait six injections d'électrargol.

M. Courtellemont revoit l'enfant le 26 février : la péritonite

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