MÉDICATION SPÉCIFIQUE
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VOUS avez nommés, le mercure et Yiodure de pctassiu/n^ dont nous aurons longuement à parler (lans ce qui va suivre?
Mais que d'autres ont joui, à côté d'eux, d'une \ogue ou durable ou passagère ! A titre de souvenirs historiques, citons, mais ne faisons que citer les suivants :
I. — Le gaïac, qui s'empara de la faveur publique au xvi" siècle; — qui, pour un temps, se substitua avec éclat au mercure ; — mais qui est retom]3é aujourd'hui dans l'ombre dont il n'aurait jamais dû sortir.
II. — La salsepareille, qui, malheureusement, n'est pas encore oubliée. — C'est elle qui faisait la base de tisanes ou sirops (( antisyphilitiques » autrefois fort célèbres : tisane de Feltz * ; — décoction de Zittmann, encore d'usage assez habituel à l'étranger^;
I. Composition : Salsepareille, colle de poisson, sulfure d'anlimoine. — Contient des traces d'antimoine et d'arsenic. — On l'additionne quelquefois de bichlorure de mercure.
?.. Tl y a deux tisanes de Zittmann, à savoir : le décocté foi t et ]<i décodé faible. — I. Dëcocté fort : Salsepareille, gr.; — eau bouillante, -j,} litres. — Faites digérer 9.4 heures. — Ajoutez dans un nouet : Sucre d'alun, 45; mercure doux, i5; cinabre, 4- — Faites réduire jusqu'à ce qu'il ne reste plus que 8 litres de liquide. Sur la fin, ajoutez : séné, go; réglisse, 4^ ; anis, i5 ; fenouil, i5. — Dose : un demi-litre matin et soir. — II. Décocté faible : Au résidu de l'opération précédente ajoutez : Salsepareille, igo ; eau, litres. — Réduisez à 8 litres, en ajoutant sur la fin : Écorces de citron, 12; cannelle, 12; cardamome, la ; réglisse, 12, — Uose : I litre, dans le milieu du jour.
Il résulte de recherches entreprises au laboratoire de Thopital Saint-Louis que, dans les conditions énonci'es ci-dessus, le décocté fort contiendrait, par litre, o^',oo\'] do mercure métallique à l'état c combinaison. (D'' Cathelineau.)
— tisane; de Vigarous'; — tisane d'Arnoiil; — décoction dePollini^; — sirop de Cuisinier', etc., etc. ni. — La squine.
IV. — Le sassafras. — T.es quatre substances précédentes composaient les fameux bois sudorifiques^ autrefois en grand honneur dans le traitement des maladies vénériennes.
V. — Les dépuratifs végétaux. Ceux-ci incroyablement nombreux : saponaire, chicorée, bourrache, fumeterre, scabieuse, houblon, douce-amère, gratiole, germandrée, hysope, dietame blanc, lobelia syphilitica, bois-gentil, citron, orange, etc.; — sans oublier l'opium, qui eut aussi, au xviii" siècle, son heure de célébrité ; — et, à une époque plus voisine de nous, voire contemporaine, guaco, tayuva, jaborandi, térébenthine, condurango, chaulmoogra, cascara amarga, etc., etc.
I. Composition : Salsepareille, séné, gaïac, sassafras, squine, iris, anlimoine cru, anis, crème de tartre, aristoloche ronde, aristoloche longue, jalap, polypode, noix fraîclies avec leur ])rou, vin hlanc, eau.
•>.. Composition : Salsepareille, squine, pierre ponce, antimoine, coquilles de noix, eau. — « Scarenzio pense que ce qui rend efficace la décoction de PoUini (remède encore secret), c'est l'addition d'une substance qu'il croit être un sel de cuivre. Aussi a-l-il coutume d'ajouter à la dose de ySo gr. de la décoction ci-dessus lO centigr. de sulfate de cuivre ammoniacal ou une proportion moindre de hichlorure de cuivre ammoniaciil. » (Annales de dennat. et tic sypliil.^ 1870-71, t. III )
3. Composition : Salsepareille, bourrache, roses pâles, séné, anis, sucre, miel blanc. — On l'additionnait souvent de hichlorure de mercure (i5 à 3o centigr. par 5oo gramnies de sirop). On comprend que, dans ces conditions, il devait être fort actif, et pour cause.
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