ACCIDENTS OBSERVÉS
AU COURS DE L,V PÉniODE SECONDAIRE.
A quatre reprises, syphilides amygdaliennes (légères).
Roséole. — Deux fois,syphilides buccales
de forme érosive.
Roséole. — Deux fois, syphilides buccales
de forme érosive.
Deux fois, plaques muqueuses buccales.
Roséole. — Une plaque muqueuse labiale ; une plaque muqueuse du gland, très superficielle, éjDhémère.
De.x fois, plaques muqueuses buccales.
— Quelques taches érythématosquameuses sur le front.
Roséole.
Roséole. — Une plaque muqueuse bue cale.
Une seule fois, syphilides érosives de la
langue.
Roséole.
Roséole.
Syphilide papul euse discrète sur le visage. — Trois fois, plaques muqueuses buccales (fumeur).
Roséole. — Plaques érosives du gland.
Quelques plaques buccales ; — à deux reprises, érosions superficielles du gland.
Taches rosées palmaires. — Quelques plaques buccales (fumeur).
Syphilides linguales, à trois reprises
(fumeur).
Roséole.
Une plaque linguale. Jamais rien autre.
Une papule du scrotum. Rien autre.
jPas d'accident secondaire constaté.
I. II s'agit de l'un de mes amis, que je n'ai jamais perdu de vue depuis 26 ans, époque où il eut le malheur de contracter la syphilis.
l'OuUMEK. —
Trnitenienl de la Syphilis.
TnAITRMENT DE LA SYPHILIS.
Qu'en dites-vous, messieurs? Est-ce là, oui ou non, de la syphilis secondaire atténuée ? Cyo^gavous, et qui pourrait croire que, si ces vingt malades' (pris comme exemples entre beaucoup d'autres) n'avaient pas été traités, l'étape secondaire eût été sur eux ce qu'elle a été? Est-ce sous cette forme essentiellement fruste et rudimentaire qu'elle se présente usuellement? Toute une période secondaire se composant ou bien d'une roséole, ou bien de quelques plaques muqueuses, ou même d'une plaque muqueuse unique, est-ce là ce que nous avons l'habitude d'observer ?
Donc, si les malades en question ont eu une syphilis secondaire si remarquablement bénigne, il convient, au nom du bon sens, d'en faire honneur au mercure.
Et, d'autre part, comment le mercure aurait-d pu réahser cet effet, s'il n'avait agi sur le principe même delà maladie, sur la cause même d'accidents qui, sans lui, n'auraient pas manqué de se produire?
Conséquemment, le mercure a exercé, en l'espèce, une action d'ensemble et une action préventive sur la maladie. — C'est là ce que je voulais établir.
n. — Second témoignage : Le mercure exerce incontestablement une action préventive sur la période tertiaire.
I. Je possède, dans mes notes de ville, plus de uoo cas analogiies aux précédents.
ACÏIO.V PIUÎVIÎNTIVJÎ DU MERCUnE.
De cela la preuve est contenue dans les deux faits suivants :
D'une part, fréquence considérable des manifestations tertiaires sur les sujets à syphilis non traitée ou insuffisamment traitée ;
Et, d'autre part, rareté de ces mêmes manifestalions tertiaires sur les sujets à syphilis correctement et longtemps traitée.
Je ne voudrais pas dire que toute syphilis non traitée aboutit fatalement au tertiarisme ; et cela, si je ne le dis pas, c'est que je n'ai pas moyen d'en faire la preuve. Mais ce que j'ai le droit d'affirmer, preuves en mains, c'est que la syphilis non traitée ou insuffisamment traitée conduit au tertiarisme d'une façon excessivement fréquente, absolument commune, habituelle.
Eh bien, inversement, il ressort de l'observation que la syphilis tertiaire ne sévit que d'une fiiçon rare, très rare, sur les sujets qui ont fait un traitement sérieux et prolongé, un traitement digne de ce nom. De cela les exemples seraient à citer par milliers. L'accord est même unanime sur ce point. M. Rollet dit formellement qu'il a vu « la syphiHs bien traitée rester extrêmement bénigne ». D'après lui, a il n'est pas cinq malades sur cent qui, en dépit d'un traitement méthodique et prolongé, soient affectés d'accidents graves, secondaires ou tertiaires ». De même pour Ricord, « les accidents tertiaires ne constituent qu'une rare exception à la suite d'un traitement mercuriel
bien suivi' ». Telle est aussi la conviction à laquelle m'a conduit mon expérience personnelle. Mais j'ai tenu à vous donner sur cet important sujet autre chose qu'une impression générale, à savoir un témoignage statistique issu de documents écrits, précis, authentiques. Et ce témoignage, le voici.
Quel contingent relatif fournissent à la syphilis cérébrale, d'une part, les sujets traités et, d'autre part, les sujets non traités?
Sur cent cas de syphilis cérébrale à antécédents thérapeutiques bien connus, j'en ai trouvé :
5 sur des malades ayant subi un traitement mer
curiel sérieux et prolongé ;
6 sur des malades ayant subi un traitement moyen,
mais à coup sûr insuffisant ; 10 sur des malades ne s'étant traités que de 7 a 18 mois ;
no sur des malades n'ayant fait qu'un traitement ' très écourté, variable de 6 à i mois^ ;
4 sur des malades n'ayant jamais subi le moindre
5 sur des malades ne s'étant jamais traites que
par l'iodure de potassium.
I Communication orale.
Voici le détail des cas de cette catégorie :
Après traitement de 4 à 6 mois. i5 cas.
5 mois . , *
4 mois. 4
3 mois ~
2 à 3 mois. ~
2 mois •
6 semaines • • 4
I mois 1
Total
0 cas.