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Rives
Les quelques observations que nous avons relatées à la fin de ce court travail prouvent suflisamment l'excellence de la méthode des injections mercurielles.
Dans aucun cas, on n’a noté de phénomènes d'intoxicalion.
Les doses quotidiennes, pour les sels solubles, ont varié de 1/4 de milligramme à quatre milligrammes.
= Quant aux injections massives de biiodure ou de bichlorure, d’après la méthode de Prokhorow et d’Imerwol,. elles ont été trop rarement employées en France pour que nous essayions de les apprécier ici.
L'huile grise a été injectée à la dose de 0 gr. OI à 0 gr. 03 par semaine.
Presque toujours, les injections mercurielles ont déterminé une augmentation régulière de poids : l’observation XIT, empruntée à notre maître M. le professeur Bodin, est, à ce point de vue, particulièrement intéressante.
Les lésions viscérales et osseuses ont généralement cédé sous l'influence du traitement, comme les lésions cutanées.
Si l'enfant n’est pas guéri, il faut en accuser le -plus souvent, non le médecin, ni la méthode. mais la mère elle-même, qui néglige, une fois son enfant amélioré, de l’amener régulièrement à l'hôpital pour activer le traitement.
Nous ne voulons pas dire cependant que. cette méthode fasse disparaître à jamais toute lésion hérédo-spécifique. Nous pensons seulement que toute hérédo-syphilis rebelle au traitement par les injeclions mercurielles résistera, dans l’immense majorité des cas, à tout autre traitement.
CH N COAST STONTS
1. La svphilis du nouveau-né réclame, de par sa gravité même, un traitement intensif.
2. Le mode de mercurialisation le plus puissant, le plus rapide et le plus sûr, nous paraît être l’injection mercurielle. La méthode des injections est d’ailleurs la méthode Ja plus précise, partant la plus scientifique.
3. On donnera la préférence aux sels solubles, On injectera le benzoate et le lactate à la dose de 2 à 4 milligrammes, ou le biiodure et le bichlorure à la dose de 1 à 3 milligrammes. Le bitodure en solution aqueuse sera surtout employé.
Le traitement sera intermittent : série de dix à quivze injections, repos de dix à quinze jours, puis nouvelle série de piqûres.
4. Les préparations insolubles, qu'on peut injecter à la dose de Tà 4 centigrammes. par semaine, sont moins employées chez le nouveau-né que les solubles.
Nous croyons cependant qu'elles sont utiles à la fin du traitement pour prolonger l’action du mercure sur l’organisme.
Parmi les préparations insolubles, on doit meltre au premier rang l'huile grise. Le calomel est réservé aux cas particulièrement rebelles.
5. La méthode des injections mercurielles, en faveur de Jaquelle militent tant d’heureux résultats, doit être aujourd’hui, à notre avis, admise, sinon adoptée par tous.
FIN Vu: Le Doyen : Vu: Le President :
DEBOVE. PINARD.
Vu et permis d'imprimer : Le Vice-Recteur de l'Académ'e
de Paris :