‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 104 sur 610 · MÉTHODE HYPODERMIQUE DU TRAITEMENT ME11CUHIEL · texte numérisé non relu

MÉTHODE HYPODERMIQUE DU TRAITEMENT ME11CUHIEL

Mon impression sur la méthode des injections hypodermiques est restée à peu près la même qu'en 1882, lorsque j'écrivis le résumé historique et critique, dont j'ai donné quelques passages à la fin de Y Introduction (voy. p. 53). Depuis cette époque, mon expérience personnelle n'a fait que la confirmer. Je ne veux pas, toutefois, m'en tenir à elle seule pour juger ce mode de traitement. Il a pris depuis dix ans une grande extension, et sa technique a suhi des modifications favorables qui lui ont fait perdre une partie de ses inconvénients, sans toutefois le rendre aussi inoffensif que se plaisent à le proclamer ses partisans.

Le nombre des travaux qui ont été consacrés à cette question dans tous les pays, surtout à l'étranger, est si grand, qu'il serait impossible de les analyser tous. En France, cette méthode n'a point été systématiquement frappée d'ostracisme, mais il faut bien reconnaître qu'elle n'y a pas encore obtenu une grande vogue, et qu'on l'a jugée avec moins d'indulgence et aussi, je crois, avec un sentiment plus net et plus juste de ses défauts et de ses qualités, que partout ailleurs.

Je vais l'examiner de nouveau et l'étudier dans tous ses détails en y apportant la plus grande impartialité, de façon à fournir au lecteur les éléments d'une appréciation théorique et pratique sérieusement motivée.

Presque toutes les préparations mercurielles ont été utilisées pour les injections mercurielles. Les formules sont innombrables; chaque jour on en invente de nouvelles. On les prône avec une exagération qui démontre l'oubli dans lequel la plupart d'entre elles ne lardent pas à tomber. Sous celte infinie variété, il y a dans les résultats une grande uniformité, et cependant on n'a encore découvert rien de fixe et de permanent.

Toutefois, dans la méthode des injections, il y a deux procédés très distincts et d'une portée fort inégale, celui des injections sohibles et celui des injections insolubles ou massives.

HYDRARGYR0THÉRA1ME PAR INJECTIONS SOLURLES.

SECTION I

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