SUB LES INJECTIONS DE LA SUCC1N1MIDE DE MERCURE
Il est probable qu'elle réussirait chez les enfanLs tout aussi bien et peut-être, encore mieux que le sublimé vanté par M. Moncorvo, professeur à Rio-de-Janeiro, et par son chef de clinique, M. Clémente Ferreira.
Conclusion. — « La solution à employer doit contenir 20 centigrammes de succinimide pour 100 grammes d'eau distillée ; on injecte 1 gramme par jour de la solution.
Il faut employer exclusivement la succinimide obtenue en faisant réagir le gaz ammoniac pur et sec sur l'anhydride succinique : la succinimide préparée par la distillation seule du succinate d'ammoniaque est mal supportée et donne des accidents.
La succinimide ne donne ni abcès, ni inflammation, ni douleur.
Elle est remarquable en ce qu'elle ne détermine pas de stomatite, contrairement aux autres sels mercuriqu.es.
Cette innocuité est un fait à opposer aux accidents graves possibles avec les sels insolubles.
La succinimide surpasse les sels solubles par la fixité de sa solution.
Comme il a été constaté qu'après l'injection sous-cutanée l'absorption s'opère très rapidement et avec abondance ; comme il est prouvé, d'autre part, qu'elle est plus lente et relativement faible après l'administration de pilules mercurielles quelconques, on devra, s'il s'agit de provoquer un effet rapide et puissant du mercure, avoir recours non pas aux pilules, mais aux injections sous-cutanées.
Toutes les fois que, le principe de l'injection étant adopté, on aura des raisons de rejeter les sels insolubles, soit qu'on en craigne les dangers possibles, soit que les reins du malade soient défectueux, on aura à choisir parmi les sels solubles.
Le plus actif, le moins douloureux, le meilleur est, à notre avis, la succinimide. » (Arnaud.)
Telles sont les recherches du chirurgien de Saint-Lazare et de son élève Arnaud sur la succinimide mercurique. J'ai tenu à les exposer tout au long, non seulement à cause de leur utilité pratique, mais aussi pour montrer tout le cas que je fais des travaux de mon savant collègue et ami, M. le docteur Louis Jullien.
rappelons une fois de plus aux praticiens qu'ils n'auront jamais d'accidents en employant celle qui s'obtient en faisant réagir le gaz ammoniac pur et sec sur l'anhydride succinique. » (Arnaud.)
Méthode de M. Llkasiewicz : Injections intra-musculaires de sublimé a S p. 100. — Elle tient de la méthode des injections insolubles par L'intervalle moyen de huit jours qu'on met entre les injections. Il peut n'ôtre que de quatre ou de cinq dans les cas graves. Formule : Sublimé, chlorure de sodium, de chaque cinquante cenligr., eaudislillée, m grammes. Dneseringue de Pravaz contient donc cinq centigrammes de sublimé. Pas plus de douleurs ni de complications locales qu'avec un centigramme; pas plus de phénomènes d'intoxication. Effets thérapeutiques plus puissants qu'avec une injection quotidienne de un centigramme.
M. Plasecki (de Galalz) a expérimenté cette méthode avec de grands suc és et a publié sur elle un très intéressant mémoire {Bulletin général de thérqpeur tique, février 1893).
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