‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 141 sur 610 · DE LA MÉTHODE DE TRAITEMENT PAK INGESTION · texte numérisé non relu

DE LA MÉTHODE DE TRAITEMENT PAK INGESTION

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uients et même ses dangers. Ainsi elle peut exposer à tous les accidents de riiydrargyrismc ; mais ils ne surviennent , en général, que chez des sujets extraordinairement prédisposés à subir, on ne sait trop pourquoi, les effets toxiques* du mercure. Leur nombre est si restreint qu'il est à peine besoin de s'en préoccuper dans la pratique courante. Néanmoins, il sera toujours prudent de tâter celle susceptibilité spéciale en commençant par de très faibles doses.

Lorsque, par m égard c ou parce qu'on y est obligé, les doses outrepassent la tolérance de l'organisme, l'intoxication générale peut se produire, mais elle arrive très rarement d'une façon inattendue, rapide, foudroyante. Nous la voyons venir, nous avons le temps de rebrousser chemin, de faire machine arrière, d'arrêter le processus en ne lui fournissant plus aucun aliment, et de réparer par une direction médicale attentive et vigilante, le préjudice qu'il a déjà causé. Yoilà vingt-cinq ans que j'emploie la méthode stomacale, et je n'ai jamais vu survenir un cas réellement grave d'hydrargyrisme généralisé, c'est-à-dire avec la plénitude de son action toxique dans un délai très court, sur tous les points ou à peu près tous les points de l'organisme. Et c'est même chose rare de rencontrer, à part la stomatite, des hydrargyrisations partielles, s'accomplissant en dehors de l'effet thérapeutique et à son détriment.

I. Celles qui sont le plus à craindre avec la méthode par ingestion ont ordinairement pour théâtre le tube digestif. Mais combien n'en a-t-on pas exagéré la fréquence et la gravité! Sans doute, le médicament, sous quelque forme qu'on l'ingère, a donné lieu parfois à des troubles gastro-intestinaux. Il n'est pas rare de voir l'estomac et les intestins montrer une certaine intolérance contre les premières doses. Ne vous en inquiétez pas outre mesure. Au bout de trois ou quatre jours, les pbénomènes s'atténuent d'eux-mêmes, ou bien on en vient facilement à bout avec une médication et un régime diététique appropriés.

Je n'ai pas rencontré chez les sujets n'ayaut aucune affection gastro-intestinale antérieure une intolérance absolue, me forçant, par elle seule, de recourir à la pratique des frictions où à celle des injections hypodermiques. Je n'ai jamais renconlié non plus de sujets devenus bachectiques par suite d'une influence progressivement nuisible, sourde et latente, que les préparations mercuri'elJ es ingérées auraient eue sur l'assimilation.

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