BÉNIGNITÉ DU L'HYDRAHGYRISME DANS LA MÉTHODE )>AR INGESTION
Les accidents gastro-intestinaux produits par le mercure sont de deux ordres : les uns proviennent d'une intoxication généralisée et appartiennent aux manifestations de l'hydrargyrisme; ce sont les plus graves, les plus persistants, ceux qui deviennent des colites dysentériques hémorragiques parfois très dangereuses. Les autres résultent d'une action purement locale sur la muqueuse gastrointestinale. Le médicament n'agit alors que comme un purgatif doué de propriétés plus ou moins irritantes qui s'exercent, suivant les préparations et suivant l'idiosyncrasie des sujets, tantôt sur un point, tantôt sur un autre, sur l'estomac, sur l'un ou l'autre des intestins ou sur tous les deux. Ils ont une signification pronostique beaucoup moins inquiétante que les premiers. Leur action toxique, toute de surface et réduite à son minimum, n'est qu'éphémère et disparaît ou s'atténue très vite, dès qu'on supprime l'agent qui l'a produite. Les moyens diététiques les plus élémentaires suffisent, en outre, pour la guérir rapidement.
Eh bien, dans la méthode du traitement mercuriel par ingestion, ce sont les gastro-entéro-colites locales et de cause irritalive qu'on observe. Celles qui résultent d'une intoxication généralisée, d'une sursaturation mercurielle forcée de s'éliminer par la muqueuse gastro-intestinale, comme elle le fait par la peau, par les reins et tous les émonctoires, celles-là sont excessivement rares dans la méthode stomacale.
II. On peut reprocher à cette méthode, comme à toutes les autres, de donner lieu parfois à la stomatite. Mais, à cet égard, quelle supériorité n'a-t-elle pas sur les autres! Les frictions et les injections ont mis maintes fois la bouche et la langue dans un état épouvantable. Sans cloute, on ne voit pas, comme autrefois, le mercure sévir sur les gencives et sur toute l'étendue de la muqueuse buccale, sur le périoste des maxillaires, sur les maxillaires eux-mêmes, avec celte rapidité, cette violence qui rendaient si dangereuse celte localisation de l'hydrargyrisme. Toutefois, les rares spécimens que nous en avons, de nos jours, ne sont-ils pas fournis parles procédés de mcrcurialisation autres que la méthode par ingestion ?
Avec elle, la stomatite, quand elle survient, ce qui est rare, reste bénigne et superficielle ; elle s'établit peu à peu, et ne se généralise jamais d'emblée avec l'acuité et la pénétration profonde de celle des frictions et des injections hypodermiques.
III. L'hydrargyrisme cutané, trai, de même que les gastro-enté-