‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 162 sur 610 · DANS DIVERSES PARTIES DE L'ORGANISME · texte numérisé non relu

DANS DIVERSES PARTIES DE L'ORGANISME

etGurlt, en brisant les os d'un sujet syphilitique, virent s'en échapper des gouttelettes de mercure. En 1792, Brodbelt découvrit aussi du mercure dans les os d'un sujet syphilitique qu'il avait préparés en les taisant sécher. Le mercure y avait-il été déposé en nature pendant la vie, ou bien sa présence résultait-elle d'une revivificatiou postérieure à la mort et produite par la macération et la putréfaction?

II. Est-il vrai que ce métal peut sourdre à la surface de la peau en fines gouttelettes ? En 1861-62, M. Salmeron a observé un cas qui paraît "le prouver. Le sujet, ayant un chancre induré, fut soumis au traitement énergique de 6 centigrammes par jour de sublimé et un peu moins de protoiodure. En même temps on lui fit des frictions et' on lui infligea des fumigations d'iodure de mercure. Douleurs nerveuses, pesanteur de tête, insomnie, dégoût du travail. Deux mois après la dernière fumigation, le patient vit sur sa peau, surtout dans la région pectorale, de petits globules de métal facilement reconnaissables, qui s'amalgamèrent à une lame de cuivre qu'on y appliqua et qu'on fit examiner par une réunion de médecins. Cette exhalation continua trois semaines1.

Chez un enfant, à qui quelques grains de mercure avaient été administrés pour une affection abdominale, Maldore vit distinctement, pendant une semaine, des globules de mercure dans le pus d'un abcès de la glande sous-maxillaire, qu'il avait ouvert. — Van Swieten, Renaud en auraient trouvé dans des ventricules du cerveau. AVienski a vu le cinabre injecté dans le sang s'encapsuler dans les cellules épithéliales des muqueuses et y former des opacités.

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