‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 161 sur 610 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Séjour et localisation du mercure en nature dans l'organisme.

Il résulte des expériences qui viennent d'être citées et de beaucoup d'autres, faites antérieurement, que le mercure séjourne clans la plupart des tissus et dans le sang. On s'accorde à reconnaître que les viscères qui en accumulent la plus grande quantité sont le foie et les reins.

Les recherches intéressantes entreprises par MM. Mayenson ot Bergeret, en 4873, ont établi ce fait d'une façon positive. Si on trouve plus de mercure dans le foie et les reins que partout ailleurs, cela ne tient point à ce qu'ils renferment une plus grande quantité de sang, car, chez un lapin sacrifié deux heures après une injection de 1 centigramme de sublimé, il y avait beaucoup moins de mercure dans le sang que dans ces viscères.

Est-ce le foie, sont-ce les deux reins qui en emmagasinent le plus? Les avis sont partagés sur ce point, comme sur tant d'autres. Et voyez que d'incertitudes ! On ne sait pas encore, malgré tant de travaux, quelle est exactement la forme que revêt le mercure lorsqu'il séjourne et s'accumule dans les tissus.

1. Un grand nombre d'autours anciens prétendent avoir retrouvé du mercure à l'état métallique dans différentes parties du corps humain, plus ou moins mercurialisé pendant la vie. Il est certain que Aulenrieth. Brodbelt, Bccker, Fallopc, Fernel, Fonlanus, Fourcroy, Lentilius, Mayernc. Timœus, Guldenklec. Wepfer. Otto rapportent des observations, d'apparence authentique, où le mercure existait en nature dans les os.

Fonlanus affirme qu'en disséquant un cadavre il découvrit autour des jointures, des gouttelettes liquides d'hydrargyre. Otto

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