‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 165 sur 610 · LA PEAU, LA SALIVE, LES SUEURS, ETC · texte numérisé non relu

LA PEAU, LA SALIVE, LES SUEURS, ETC

D'une série d'analyses entreprises enl880,Vajda et Paschkis conclurent que ce métal peut se retrouver encore dans l'urine treize ans après la cessation du traitement; que l'élimination subit souvent des temps d'arrêt et que sa rapidité est en raison directe do la solubilité du composé

Schuster ayant repris ces expériences constata que, dans aucun cas, les matières fécales ne contenaient de mercure un an après le traitement, et les urines six mois après. Selon lui, ce serait plus encore par les intestins que par les reins que s'effectuerait l'élimination 2.

III. Elle est favorisée par certaines substances et précisément par l'autre spécifique de la syphilis, l'iodure de potassium. Ce fait a été démontré, en 1844, par Nathalis Guillot et Melsens, et confirmé par les expériences de Mayençon et Bergeret.

D'un autre côté, les antimercurialistes affirmaient que l'iodure, par sa propriété d'éliminer le mercure, pouvait provoquer la salivation chez des sujets qui ne prenaient plus aucune préparation hydrargyrique. Il produirait ce résultat non point par la formation d'un iodure double, mais en activant la dénutrition et en rendant libre, par là, le mercure emmagasiné dans les viscères (Gubler).

Mais est-il bien réel que l'iodure favorise l'élimination du mercure? Yoici un fait qui permettrait d'en douter ou qui du moins ne] laisserait qu'une part très minime à cette influence : chez un malade qui, depuis quatre mois, ne prenait plus de mercure et qui, depuis, avait absorbé 60 grammes d'iodure, Kùssmaul trouva du mercure en grande quantité dans le foie, les reins et même le cerveau.

Au point de vue thérapeutique, l'élimination la plus importante est celle qui s'effectue par le lait. On en a profité, dans le traitement de la syphilis infantile héréditaire ou acquise, en mercurialisant la nourrice ou l'animal qui fournit le lait, particulièrement la chèvre. Les observations concordantes de Personne, Biriz, Lewald et

1. La constatation du long séj,bur de l'hydrargyre dans l'organisme aurait pu faire prévoir à elle seule, si l'expérience chimique ne l'avait démontré, que 1rs effets de ce métal ne son) durables (|iie s'il est administré d'uni' manière continue, puisqu'il tend à sléliminer el que la partie qui reste dans l'organisme sort de la circulai ion et va s'émthagasinêr dans certains tissus.

2. Un fait qui prouve le long séjour que peut faire le mercure dans I organisme, c'est l'amélioration constatée chez des malades autrefois mercurialisés, lorsqu'on les soumet à l'électricité dans le bût d'expulser le médicament immobilisé dans les organes. (Capi.in, Caron.)

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