‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 217 sur 610 · DOSES EXTRÊMES DU L'IODL'H K · texte numérisé non relu

DOSES EXTRÊMES DU L'IODL'H K

C'est donc la méthode stomacale qui est lu plus commode cl la plus usuelle. On donnera toujours l'iodure en solution, et cela pour deux motifs : le premier, c'est que Ja muqueuse de l'estomac le tolère beaucoup mieux lorsqu'il est très dilué; et le second, c'est qu'à cause de son extrême déliquescence, il est fort difficile de le capsuler, d'en faire des pilules et des dragées qui conservent exactement la n'ose qu'on y avait mise. Des préparations pharmaceutiques très ingénieuses et dignes d'inspirer confiance ont été faites, je le reconnais. Mais, si elles ont de grands avantages comme ingestion, elles ont le grave inconvénient de mettre de l'iodure pur en contact avec la muqueuse de l'estomac et de l'irriter. Il est vrai qu'on pourrait obvier à cet inconvénient en faisant avaler après la pilule, la dragée ou la capsule, une grande quantité d'eau.

Quoi qu'il en soit, je trouve, pour ma part, infiniment plus simple et plus facile de faire prendre l'iodure dissous dans du sirop ou de l'eau, au gré du patient.

Voici ma formule. Elle contient 1 gramme d'iodure par 10 d'excipient, de telle sorte qu'une cuillerée à dessert, soit deux

médicament n'avait pas pu être toléré par l'estomac et la malade refusait de le prendre. C'est ainsi que M. Kobner administre l'iodure dans les cas de vieilles syphilis, chez les malades à mauvais estomac, chez ceux qui sont atteints de coma syphilitique. Ou peut par cette voie introduire de grandes quantités du spécifique dans l'organisme. M. Kobner affirme qu'il a obtenu la résolu lion de prostates hypertrophiées, au moyen de lavements contenant de l'iodure, du bromure de potassium et de la belladone. Le professeur Rabow emploie la méthode fie Kobner pour administrer le bromure et l'iodure de potassium dans les cas de maladies mentales, et il en obtient des résultats plus satisfaisants et plus rapides que par toute autre.

MM. Eulenberg et Thierfelder tentèrent les premiers d'introduire l'iodure dans l'organisme au moyen d'injections hypodermiques. Cette méthode n'a pas eu beaucoup de partisans. M. Érnest Besnier l'a essayée avec succès (Progris méd., 1883). M. Gilles de laTourelte a injecté, dans ri cas, 30 centigrammes d'iodure de potassium sans aucune complication locale. Il recommande de porter profondément la solution clans les tissus riches en tissu cellulaire sous-cutané, d'espacer les piqûres et de les masser un peu pour diminuer les démangeaisons désagréables qu'elles provoquent. Avec elles, dit-il, le médicament ne produit pas d'iodisme et il agit, li és rapidement. (Soc. de Biologie, 1889).

M. Jackubowitz a recommandé ces injections dans les adénopalhies syphilitiques ou autres. 11 emploie une solution composée de : eau 32 grammes, induré de potassium 2b centigrammes, teinture d'iode b gouttes. L'aiguille est enfoncée dans la substance même de la glande quatre fois de suite, et chaque fois on injecte un quart de la seringue. Il n'en résulte qu'un peu de malaise local tenant, à la distension des tissus. L'opération a besoin d'être répétée plusieurs fois. Je ne crois pas que dans les adénopalhies syphilitiques, qui se résolvent, en général, avec facilité sous l'influence du traitenu-nl spécifique, cette méthode de traitement soit nécessaire. Elle trouverait mieux son application dans les adénopathies slrumeuses qui envahissent si souvent les deux régions inguinales.

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