TRAITEMENT AUXILIAIRE DE LA 8YPHILI
au début de la période secondaire, où les élats morbides dont je parle sont assez communs. Peut-être -est-elle moins prompte et moins accentuée plus lard dans les cacbexies ultérieures, bien que la syphilis, en tant que lésions visibles et tangibles, semble y jouer un rôle plus prépondérant. Mais n'importe; j'établis comme une règle générale qu'il y a bien peu de cas où il faille absolument s'interdire le mercure, quand il est de toute évidence que la syphilis a été le point de départ et le principal agent, occulte ou manifeste, de la situation morbide. Nous ne devons renoncer à lui que dans les cas de force majeure, lorsqu'il paraît avoir épuisé son action ou qu'il n'est pas toléré, ou bien encore après les cachexies radicales consécutives à de grands désordres spécifiques, comme à la suite de certaines syphilis empreintes de la plus redoutable malignité.
Les médications auxiliaires, auxquelles nous devons recourir pour venir en aide au traitement syphilitique danslachloro-anémie. les anémies, les neurasthénies, sont celles d'ordre reconstituant. Maintes fois l'indication des ferrugineux et des toniques se présente. Ils ne sont point incompatibles avec le mercure et l'iodure. Ils favorisent au contraire leur action spécifique; en outre, ils ont le grand avantage de remédier beaucoup plus vite que ces deux agents à l'appauvrissement du sang et à la perturbation plus ou moins grande du système nerveux.
II. Beaucoup de personnes, parmi celles qui contractent la syphilis dans la force de l'âge, à la période moyenne de la vie, ou vers sa phase d'involution, sont pléthoriques ou obèses. Il y en a même chez lesquelles la surabondance du sang imparfaitement oxygéné devient presque une sorte d'état morbide qui n'est pas sans quelque analogie avec le scorbut. — Donnera-t-on des toniques à de pareils sujets?
Nous sommes loin du temps où on soumettait les malades à une diète rigoureuse, où on les saignait, où, au moyen de sudations et de purgalions réitérées, on pratiquait, largement sur eux la spolia- , lion des humeurs viciées.
Aujourd'hui nous faisons tout l'opposé: nous nous efforçons de refaire la richesse du sang, que la syphilis déglobulisc à toutes ses périodes, mais surtout dans sa première phase; nous relevons les forces nerveuses déprimées; nous soumettons les malades à une hygiène fortifiante, etc. Est-ce ainsi qu'il faut agir dans tous les cas? N'y a-t-il pas quelque exagération a poursuivre une anémie