DUS NÉPHROPATHIES. DU DIABÈTE, ETC., CHEZ LES SYPHILITIQUES
le mieux du traitement spécifique. J'ai soigné beaucoup de glycosuriques atteints de syphilis, et je n'ai jamais trouvé chez eux aucune contre-indication sérieuse à l'emploi du mercure et de l'iodure. Ce dernier remède, ainsi que le bromure de potassium, passe même pour leur être favorable. C'est' un point douteux et sur lequel je n'ai aucune observation probante. Mais ce dont je suis certain, c'est que le régime, auquel on soumet les diabétiques est, chez eux, un auxiliaire actif dans le traitement de la syphilis. Je n'entends point par là qu'il combine directement son efficacité avec celle qui est propre au mercure et à l'iodure; il leur permet seulement de mieux développer leur action en assainissant le terrain dyscrasique.
VI. Chez les syhilitiques atteints de maladies organiques incurables, comme le cancer et la phtisie, les mercuriaux'et l'iodure perdent souvent une partie de leurs propriétés neutralisantes. Et puis, pouvons-nous les administrer dans la mesure qu'exigent les indications ? Il faut toujours agir avec une extrême circonspection. Mais il arrive trop souvent que nous sommes débordés par les états morbides locaux ou généraux que suscitent ces graves maladies en combinant leur influence délétère. Loin de se neutraliser, elles s'aggravent réciproquement et hâtent la terminaison funeste, malgré tous nos efforts pour la prévenir et la retarder.