INDICATIONS RÉSULTANT DE L'IMI'ALUDISME, DES CARDIOPATHIES
Quand il oxislc dos coïncidences rhumatismales bien franches, on peut avoir recours au salicylate de- soude, à la dose de 1 ou 2 grammes quotidiennement. La médication alcaline est toujours indiquée.
III. La diathèse paludéenne chez "les syphilitiques ne contre- • indique point le traitement spécifique. Le mercure et l'iodure doivent être administrés de la même façon qu'aux sujets non impaludés, mais avec beaucoup plus de prudence et à moindres doses, lorsqu'il existe un état cachectique grave. Le sulfate de quinine, l'extrait mou de quinquina, l'arsenic sont d'excellents auxiliaires. Il arrive même que les deux antisyphilitiques n'agissent efficacement que quand l'état morbide aigu et chronique, provenant de l'intoxication palustre, a été amélioré ou guéri parles préparations de quinquina et d'arsenic.
IV. Dans les syphilis qui sont contractées par des cardiaques, les indications. spécifiques restent les mêmes que chez les sujets sains. On donnera le mercure et l'iodure en tenant compte des ménagements qu'exigent l'époque, le degré des cardiopathies et leurs conséquences sur l'état général de l'organisme. Des deux spécifiques, l'iodure est certainement celui dont l'action s'adapte le mieux à la situation morbide très complexe créée par les affections cardio-pulmonaires. Il est démontré, en effet, qu'il diminue l'oppression, calme et prévient les attaques d'asthme, désobstrue les engagements viscéraux et modifie les artérioscléroses, si communes dans toutes les cardiopathies. — Tout ce qui peut améliorer l'étal général ou local chez les cardiopathes syphilitiques favorise l'action curative de l'iodure et du mercure.
Il faut surveiller avec grand soin, chez de pareils malades, le fonctionnement des reins, qui est presque toujours défectueux et insuffisant. Quand ces émonctoires sont sérieusement touchés, il importe d'administrer le mercure avec la plus grande prudence. Dans le cas contraire, il doit être largement donné, non seulement comme antisyphilitique, mais aussi comme diurétique.
Le régime lacté est l'auxiliaire le plus puissant de la médication hydrargyrique, non seulement dans les cardiopathies, mais peutrire encore plus dans toutes les néphrites graves et, en particulier, dans les différents types de la maladie de Bright.
V. Le diabète ne demande pas les mêmes ménagements que les néphropathies. Parmi les dyscrasies, c'est celle qui s'accommode