‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 272 sur 610 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

Cure mixte balnéaire dans le traitement de la syphilis. Conditions morbides qui l'indiquent:

A. États généraux morbides et cachexies sans localisations spécifiques précises, mais postérieurs à la syphilis et ne relevant que d'elle ; B. Syphilis à récidives incessantes peu graves, mais dont les spécifiques, à eux seuls, ne peuvent conjurer le retour ; C. Syphilis graves ou malignes, à poussées tertiaires dangereuses passées, actuelles ou en imminence. — La cure mixte n'est généralement indiquée

qu'à une période avancée de l'évolution syphilitique. Elle est loin d'être toujours radicale. — Nécessité fréquente de plusieurs saisons balnéaires. — Biochimie du traitement balnéaire thermo-minéral de la syphilis. — Richesse et variété des eaux thermales de France, particulièrement appropriées au traitement de la syphilis. Tableau des principales eaux minérales prescrites sur toute la surface du globe dans le traitement de la syphilis. — Hydrothérapie.

Cette dernière conclusion nous conduit à l'élude de la cure mixte. C'est celle que nous sommes le plus souvent appelés à prescrire.

I. Les conditions morbides qui la rendent utile, nécessaire, et à plus forte raison indispensable, sont beaucoup moins communes aujourd'hui qu'autrefois. Elles sont au nombre de trois.

A. La première, qui est la moins spéciale, est constituée par une situation morbide vague, indéterminée, sans localisation précise, résidant un peu partout, mais ne remontant pas au delà de la syphilis, ne relevant que d'elle, exempte par conséquent de toute hérédité constitutionnelle qu'on puisse qualifier, et ne présentant d'autres indications fondamentales que son origine spécifique indéniable. Ces sortes de cachexies dont il serait souvent impossible de découvrir la source sans les commémoratifs et qu'on ne doit, par exclusion et en l'absence de toute autre tare constitutionnelle, attribuer qu'à la syphilis, sont parfois très réfractaires à la médication spécifique, même quand on fait appel aux ressources que nous offrent, pour la reconstitution organique, l'hygiène ordinaire et les médications spéciales auxiliaires. Tout est inutile, rien n'a de prise sur ces apathies vitales, où les réactions salutaires curatives et spontanées languissent, s'étiolent, s'éteignent ou ne se réveillent qu'à de longs intervalles sur ce processus interminable, sans autre résultat que de démontrer leur impuissance. Une secousse énergique

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