‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 273 sur 610 · DIVERSES CONDITIONS MORBIDES QUI L'INDIQUENT · texte numérisé non relu

DIVERSES CONDITIONS MORBIDES QUI L'INDIQUENT

est de vigueur, et, pour l'obtenir, il faut que les malades prennent le parti d'un changement radical dans leur mode d'existence et qu'ils se soumettent à tout ce qu'exige, pour être efficace, une balnéation thermale sérieuse, qui n'est pas une simple affaire de promenade et de villégiature sportique.

Par leur thermalité seule et par tout ce qu'elles contiennent de forces curatives occultes, au moment et au point précis de leur émergence, les eaux minérales, quelle que soit leur composition, peuvent être d'une grande efficacité contre de pareils états morbides. Elles ne vont pas directement attaquer le principe virulent ; mais elles nous permettent de le faire. A elles seules elles seraient insuffisantes pour guérir; mais, si nous les aidons avec le mercure et l'iodure, aussitôt la scène change et nous venons à bout de ce mal mystérieux qui disparait comme il s'était produit, sans donner aucun signe palpable et visible de son existence. Pour de pareilles cures les eaux sulfureuses ne sont pas indispensables, quoiqu'elles aient, en tout ce qui concerne la syphilis, une prédominance réelle sur les autres.

B. Leur supériorité éclate surtout dans les autres conditions plus précises et plus accentuées qu'exige la cure de certaines syphilis. Parmi ces conditions, une des moins rares, c'est la fréquence des récidives incessantes que les médications spécifiques les plus savamment combinées ne peuvent ni conjurer ni guérir. Ne croyez pas qu'il s'agisse toujours, en pareil cas, de déterminations graves menaçant l'intégrité des tissus ou compromettant la santé générale. Non, les malades en question se portent très bien, mais ils ne peuvent pas parvenir à dompter leur infection et à la stériliser définitivement. Çà et là, à des intervalles plus ou moins éloignés, poussent sans cesse quelques mauvais rejetons qui, pour être étiolés et peu envahissants, n'en sont pas moins fort désagréables. Ne contre-indiquent-ils pas, par exemple, absolument le mariage ?

Lorsque, maintes fois, il nous a été péremptoirement démontré que nos traitements mercuriels et iodurés, continus, successifs, intermittents, faibles, modérés, intensifs, ne mordent plus sur ces infections réfractaires, les thermes sulfureux ne seront-ils pas le salut? Si, assurément, et rien n'est plus apte qu'eux à remettre l'organisme dans une suractivité de fonctionnement qui l'aide à se débarrasser de toutes ces poussées à formes torpides, à évolutions lentes, qui le souillent depuis des années. Mais encore ici faut-il que la médication spécifique intervienne. Et voyez combien pré-

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