SON EFFICACITÉ PRÉVENTIVE CONTRE L'HYDRARGÏRISME
Dans les cachexies hydrargyriques professionnelles, l'usage des sulfureux amène souvent une amélioration considérable. Blanc a constaté que chez un cachectique de ce genre la quantité de mercure éliminée par les urines fut notablement accrue sous l'influence de deux verres d'eau d'Enghien pris quotidiennement. ABarèges et à Luchon, Pages, Armieux, Garrigou ont vu chacun deux fois la stomatite hydrargyrique se produire sous l'influence du traitement sulfuré seul, chez des malades qui, depuis plusieurs mois, ne prenaient plus de mercure. Alrich, à Aulus, Sénac-Lagrange, à Cauterets, ont été témoins d'un fait analogue. Ce dernier médecin croit plutôt à une excitation directe du soufre sur les glandes salivaires. — Bicord administrait avec succès le soufre sous forme d'opiat aux malades pris de salivation.
Il est incontestable que les eaux sulfureuses confèrent une sorte d'immunité contre l'hydrargyrisme. Les clients des thermes sulfureux ne salivent pas ou presque pas. Grâce à ces thermes, on a une bien plus grande latitude dans l'emploi du mercure, car non seulement on peut, dans un but curatif, en élever mais aussi en abaisser les doses. « Les doses étant les mêmes, dit Fraîche, nous obtenons des résultats bien différents; le mercure est mieux supporté et des doses même petites suffisent à activer la guérison. » — « Les eaux de La Motte s'opposent au plyalisme hydrargyrique. Elles permettent aux malades devenus rebelles à l'action spécifique des préparations mercurielles de reprendre avec succès et à de très petites doses ces mêmes préparations qui les guérissent alors. (GuBrAN). Mais là ce n'est pas le principe sulfureux qui produit de pareils résultats puisque les eaux de La Motte sont des eaux chlorurées •et bromo-iodurées.
D'après Bazin, les eaux chlorurées sodiques et bromo-iodurées seraient les plus aptes à prévenir ou à guérir l'hydrargyrisme, parce qu'en décomposant les albuminates mercuriels, elles donneraient lieu à des biiodures et à des bibromures solubles et activeraient ainsi l'élimination du mercure par les émonctoires1. — « Niederbroon, Manheim, Balaruc, Bourbonne, Kissingen sont des stations qu'il conviendrait de prescrire dans ce cas, sans oublier Aix (en Savoie), Challes et Gazosl dont les eaux sont a la fois sulfurées et bro murées, et Saint-Honoré, sulfureuse et arsenicale à la fois. » (Jullien).
ayant subi le traitement antisyphilitique feront bien de ne pas prendre de bains au-dessous de 29° H. et de ne pas se baigner en rivière ou en mer dans le courant de l'automne. Cependant, clans certaines conditions favorables, les bains de mer peuvent être permis, lorsque la température de l'eau n'est pas inférieure à 20" ou au moins à 18" R. » (Smirnoff, Étude sur la syph.etson Irait.).
I. Dans la fabrique de glaces de Purgstein, le docteur Werbeeck traitait les ouvriers atteints de tremblements mercuriels par un diaphorélique composé de fleur de soufre, de ricin el d'une infusion de sambuc. Il rnettait "ne toile cirée dans le lit de tous les malades, et recueillait ainsi le mercure qui était expulsé par les sueurs. F, a quantité en était quelquefois extraordinaire, jusqu'à une livre sous forme de poudre noire, chez certains malades. Le professeur Patruban, qui rapporte ces faits, dit que s'il n'avait connu par lui-même M. Werbeeck, il les considérerait comme une chimère (OEslcrreickc ZeitschHft f. prakt. IleilL, 18S9.)
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